Fiche de présentation

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RILEY, Bridget

née le 24 avril 1931 à Londres, Angleterre, Royaume-Uni ; grandit en Cornouailles; 1949-1952, Goldsmith's College of Art, Londres ; 1952-1955, Royal College of Art, Londres ; 1959-1961, enseigne à Loughborough College ; 1960-1961, à la Hornsey School, Londres ; 1961, travaille partiellement dans le Vaucluse ; 1962-1964, enseigne à la Croydon School, Londres.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Elle développe un art non-figuratif au sein duquel des séries cinétiques*. C'est par la copie du Pont de Courbevoie de Seurat* qu'elle débute en 1959 ; elle accentue celui-ci en élargissant la touche et en ne gardant que le jaune, l'orange, le bleu pâle, Paysage rose, (1960). Le frémissement du pointillisme la conduit vers celui de l'art optique* dans le sillage de Vasarely*. De 1961 à 1966, elle ne peint qu'en noir et blanc . Mouvements en carrés, (1961, ACC), dégressivité à gauche, progressivité à droite, formant un creux central ou Fall,(1963, Tate), ou en cercles, Perte, (1964) et Metamorphosis, (1964, FCG). Elle crée à l'aide de petits triangles dont un côté est incurvé, qu'on peut lire en creux ou en plein, Frémir, (1962) ou Grelotter, (1964), à l'aide de pastilles, Disques du noir au blanc, (1962), dont une part est grise évanescente; elle agence des cercle en 8 ou 9 bandes remplies de diagonales, comme une roue scieuse, Eclat, (1963), ou pose de simples ondulations serrées qui titillent l'oeil, Tomber, (1963), ou Crète (1964, British Council). Respirer, (1966, BvB), haute toile de triangles efilés, acérés, comme des coups de poignard. Nier, (1967, Tate), est particulier avec ses ovales argentés sur fond noir qui selon qu'on se déplace entrent dans une brume en V. En 1967, elle introduit la couleur, Cascade, (1967, British Council), bleu-vert, blanc , rouge, équivalent diagonal de ses ondulations en noir et blanc., ou Turquoise and Red Grey Separating Curves, (1968, ACC) ou Song of Orpheus, (1978, ACC) et To Summer's Day, (1980, Tate). Elle entame surtout la série de ses peintures rayées, au rythme binaire, Fin de matinée, (1967, Tate), trinaire ou quaternaire, Pendjab, (1971, City Council, Galsgow), de couleurs entourant une bande plus large, qu'elle balance à l'horizontale pour Péan, (1973, MNAMT). Elle reprend la verticalité de 1980 à 1985, avec des couleurs empruntées à celles des mastabas egyptiennes qui, comme les précédentes affichent des teintes fanées. De 1986 à 1997, tout effet optique est désormais abandonné, pour une première série de losanges en diagonales comme des rais saccadés de couleurs vives, alternées, Ciel haut, (1992), GMNN). A compter de 1999, il n'y a plus aucun frémissement dans l'oeuvre. Ce sont des courbes qui peuvent suggérer flammes ou danse, de couleurs raffinées, sans noir, jaune, crème, vert, bleu ou saumon, vert -eau, vert bouteille et bleu, ou encore Rouge avec rouge, (2007) les deux rouges fondus au milieu de bleus-nuit. Son économie de dessin est adoptée en opposition avec le geste de l'abstraction* lyrique. Plus, elle ne touche pas aux pinceaux mais dirige des assistants de telle sorte qu'elle crée le recul nécessaire.

Expositions : 1962, 1963, gal. One, Londres, (P) ; 1964, Musée des Arts décoratifs, Paris, (G) ; 1965, Richard Feigen, New York, (P) ; 1968, Stadtsche Kunstgalerie, Bochum, (G), et Biennale de Venise ; 2010, Fondation Gulbenkian, Paris, (G).

R├ętrospective : 1970, Hayward, Londres, itinérante en Europe; 1973, Arts Council, Manchester, itinérante en Grande-Bretagne; 1978, Arts Council, Buffalo, itinérante aux Etats-Unis, Australie et Japon; 2003, Tate Britain, itinérante en Australie, Suisse et Etats-Unis; 2008, musée d'Art moderne de la Ville, Paris.

Lieux publics : 2000, atrium de la City Bank, Londres.