Fiche de présentation

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HUANG, Yong-Ping

né en 1954 à Quanzhou, Fujian, Chine ; 1982, diplômé des Beaux-Arts Zhejiang de Hangzhou ; 1989, vient en France pour exposer et demande l'asile politique ; 1990, Beaux-Arts d'Aix-en-Provence ; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Installationniste - Sculpteur

Présentation : En 1987, il se fait connaître avec A Brief History of Modern Art, Washed in a Washing Machine for Several Minutes,, et de passer à l'acte. S'inspirant et du Rotorelief, de Duchamp* et de sa valise, il crée Six Small Turntables, (1988), aux disques empilés et portables, à l'usage des diseurs de bonne aventure. Il met en scène des animaux vivants, devenant un La Fontaine dans l'espace. Tel ce pont chinois en grillage à chaque extrémité duquel, des serpents, d'une part, des tortues, mêlés à des bronzes chinois, d'autre part, ont la possibilité de se rencontrer (et de dialoguer (?) ; sur la table, des alvéoles ouverts contenant chacun une espèce différente d'insectes qui ont la possibilité de descendre dans l'arène centrale (et de s'entre-dévorer ? ) ;  la carapace, le plus souvent immobile, des tortues se confond avec les bronzes, tandis que le mouvement est assuré par le tortillement des serpents, Le Pont, (1995). Il réunit sous un dôme, sauterelles, cafards, tarentules, mille-pattes, lézards scinques et scorpions et les laisse s'entredévorer comme une allégorie des conflits humains, Théâtre du monde, (2007). Il érige un énorme tambour à prière qui dans sa rotation entraine une massue meurtrière, Ehi Ehi Sina Sina, (2008), allégorie du régime tibétain et sa persécution. Il est aussi sculpteur animalier, Péril du mouton, (1996), troupeau de peaux sur pattes de bambou, entre lesquelles on circule, dominé par la carcasse en peau de la vache folle, ou cet intérieur dont une porte est voilée d'une immense toile d'araignée. Ou encore des animaux fantastiques en aluminium, géants hybrides, ou juchés sur des mâts en bois,  One man, Nine animals, (1999, musée de Caen). Il découpe une immense mappemonde en pelure d'orange partant de l'Antarctique pour l'Arctique, piquant les bandes longitudinales de petits panneaux météorologiques portant la date du phénomène atmosphérique, Carte du monde, (2000). Une immense installation d'étal de marché aux puces propose, à même le sol, des ouvrages de toutes les langues, Le Kiosque flottant, (2000), symbole de l'universalité de Paris. Ému par l'incendie d'un naturalise célèbre, il reconstitue une arche de Noë, à trois ponts porteurs d'animaux empaillés dont certains sont endommagés, Arche, (2009). Il imagine Double appâts, (2001), deux poissons énormes tenant un hameçon dans leur gueule pour attirer l'autre. Le changement d'échelle le poursuit et avec Les Mains de Boudha, (2006), il crée en fibre de verre, des agglomérat d'immenses doigts crochus qui étreignent un chapelet mais qui ressemblent plus aux tentacules d'une pieuvre. La Pêche, (2006), place un ange sculpté en bois qui tient au bout de sa ligne 7 Boudhas et un Christ en croix, sur un hybride de loup et de crocodile. Pour le plein air, il crée en béton une maquette de plusieurs mètres de long imitant un Porte-Avions, (2011)

Expositions : 1983, Musée des Beaux-Arts, Xiamen, (G) ; 1989, Les Magiciens de la Terre, Grande Halle de la Villette, Paris, (G) ; 1990, École des beaux-arts, Rouen, (P) ; 1992, 1995, Froment Putman, Paris, (P) ; 1993, Akademie Schloss, Stuttgat, (P) ; 1998, Biennale de Venise ;  2000, Jack Tilton, New York, et Kammel Mennour, Paris, (P) ; 2011, Artistes chinois à Paris, Parc Monceau, Paris, (P) ; 2012, Gladstone, New York, (P).