Fiche de présentation

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VEILHAN, Xavier

né en 1963 à Lyon, Rhône, France; 1982, Arts décoratifs de Paris; 1984, fréquente chez Baselitz à Berlin; Institut des hautes études en arts plastiques chez Daniel Buren*; enseigne aux Beaux-Arts de Lausanne; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Installationniste - Photographe

Présentation : Il ose une théorie de fonctionnaires de police, un peu plus petits que nature et dont uniformes et insignes se contentent de rendre la réalité avec suffisamment de précision pour créer une présence impressionnante, Les Policiers, (1993). Dans le même esprit, La Garde républicaine (à cheval), (1995, FRAC Languedoc-Roussillon) le révèle moraliste. Il propose pour siège une série de têtes de mort en polystyrène noir, Les Crânes, (1999). Surdimensionnés, Le Rhinoceros, (1999, MNAM), 4,15 m de long, en polyester rouge sang ou Jordan, (2004) et YI, (2004), tous deux en polystyrène blancs, et d'1/3 plus grands que nature. D'autres assemblages sont plus gratuits et hétéroclites, moto actionnant un tour de potier flanqué d'une tour de carton dont émanent des flashes de lumière. Il veut ne garder que "la peau" de monuments connus comme le Monstre de Tours ou le Lion de Bordeaux; il renouvelle cette statuaire en l'informatisant et en la faisant réaliser par des machines outils qui rendent une pièce couverte d'arêtes, le Lion bleu, (2006), de Bordeaux, est surdimensionné et à facettes, comme le Requin, (2008), de 5 m. Il fait de même à partir de photos d'anonymes qui deviennent alors sculptures, Edouard, (2006); son rôle se limite à choisir une photo et à donner des instructions à une équipe d'une dizaine de personnes. il élimine toute dimension psychologique du modèle et crée ainsi un type universel, Les Ingénieurs, (1998, VP) et encore en 2005. Il crée un mobile semblable à ceux de Calder* si ce n'est que la fantaisie de ce dernier est remplacée par des sphères noires de jais et que les dimensions sont extrêmes, 30m, (2005, MNAM); il reproduit cette version à 1/10ème pour des endroits plus modestes. Il est aussi photographe de la force publique, saisie dans son ambiguïté : rassurer et menacer. Mais aussi de musiciens des rues, en 1997; des Ingénieurs, (1998, VP), habillés comme des forgerons, d'histoires fantastiques où un immense pingouin en pelucheest confronté à des scènes de la vie courante, supermarché, salle des pas perdus du palais de justice, cadavre rejeté par la mer et d'autoportraits à perruque-bonnet, en homme ou en femme, (1998) et de Le Studio, (2003, musée de Castille et Leon) au micro un chanteur en slip et dans la partie technique, deux ours manipulant. Ce qui compte, ici, c'est la technique de la mise en scène, photographiée, numérisée et reproduite à une échelle de 3 x 2 m de sorte qu'un flou fait douter du médium qui pourait être peinture, comme dans La Clairière, (1998), 20 panneaux enveloppants comme les dioramas du XIXe siècle. En collaboration avec Daniel Buren*, il crée La Cabane éclatée aux paysages fantômes, (2007, MNAM). Il invente des lithophanies, panneaux de résine cannelée, retro-éclairée par des bougies qui créent une image de ciels nuageux, provenant uniquement des variations dans l'épaisseur de la matière, (2008).

Expositions : 1986, théâtre Grévin, Paris, (G) ; 1990, Fac Simile, Milan, (P) ; 1991, 2003, Jennifer Flay, Paris, (P) ; 1993, Andrehn-Schiptjenko, Stockholm, (P) ; 2006, 2008, Emmanuel Perrotin, Paris, (P) ; 2009, château de Versailles, (P).

RĂ©trospective : 2005, musée d'art moderne, Strasbourg.

Lieux publics : 2006, Le Lion bleu, place de Stalingrad, Bordeaux.

Citation(s) : Il a dit :
- Je m'intéresse beaucoup aux signes extérieurs, à la mode, à une certaine futilité car c'est là que s'exprime le désir des gens.
- Je suis un artiste de la surface.