Fiche de présentation

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KILIMNIK, Karen

née le 28 mars 1955 à Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis d'Amérique ; vit à New York.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Installationniste - Peintre

Présentation : Un dessin de ballerine au tutu simplement évoqué, orné de quelques ballons de couleurs, Out in Paris, (1987). Elle développe le concept de la cruauté et du cérémonial. Table dressée pour quelque scène de l'Hisoire d'O,Swan Lake, entourée de sièges recouverts de housses blanches protectrices ; jouets animaux de plastique, disposés en situation agressive, ou, plus convaincants, cinq miroirs de la taille de psychés, brisés, qui renvoient donc des images dramatiquement déchirées ; ou encore de simples scenarii, à même le sol dispersés, abandonnés par un réalisateur blasé, (1992), vaste installation dans laquelle sont évoqués dans un désordre d'objets, les contes de fée ; une autre, Fountain of Youth, (1992).  Pour la transition, une instalaltion gratuite avec Good, (1995), bougies blanches dans tapis de neige et, au mur, des cercles monochromes qui peuvent renvoyer aux boules d'arbre de Noël. La thématique change et elle devient en quelque orte l'installatrice la plus complète en mêlant à ses mises en scène ses tableaux. Antechambres, (2005), réduction de salons georgiens ; Globbed Furniture, (2006), deux contenus de boutiques d'antiquaires ; The Grotto, (2006), jardin architecturé renaissant. Elle y mêle des peintures, dont elles deviennent partie prenante; elles sont non seulement témoins de sa fascination pour les maîtres anciens dont elle reprend oeuvre ou détail, comme pour l'aristocratie dont elle peint les châteaux ave une naïveté* qui n'est pas celle d'Utrillo*, et dont elle esquisse les portraits, ceux des Romanov ou d'anonymes, dont elle dessine les chevaux, trophées de chasse, gibier, etc; elle paraphrase et le style et les sujets des maîtres anciens, les britaniqes du XVIIIe singulièrement y compris des paysagistes peu connus, mais elle ne passe pas à côté des modernes ni de l'actualité, lorsqu'elle peint la maison C'est une symbiose entre le Nouveau-monde et l'ancien qui lui fournit sa culture. Elle crypte sous es titres non-explicite, des portraits d'acteurs, Kirsten Dunst en Marie-Antoinette, (2005) ou Di Caprio en prince Désiré, (1998) ; ces portraits sont le meilleur, légers, rapides, dépouillés et profonds. Elle appelle sa manière "scatter art" ou art de la dispersion ; c'est une sorte de décoratrice anachronique qui offre aux "gens ordinaires" lecteurs des magazines aux têtes couronnées, une métamorphose de grande tenue.

Expositions : 1986, Nexus Foundation, Philadelphie, (G); 1990, 301 Gall., New York (G) et 1991, P) ; 1991, Air de Paris, Nice, et Villa Arson, Nice, (G) ; 1992, 1995, Jennifer Flay, Paris, (P) ; 1998, 1999, Ghislaine Hussenot, Paris, (P) ; 2006, Arc, Paris, (P) ; 2007, Musée d'art moderne de la ville, Paris, (P) ; 2010, H20, Palais Lumière, Evian, (G) et The Incomplete, Jean-Luc et Takako Rihard, Paris, (G).