Fiche de présentation

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MUNAKATA, Shiko

né le 5 septembre 1903 à Aomori, Japon; employé au tribunal d'Aomori, premiers croquis sur le vif et aquarelles; 1924, se consacre à la peinture; 1927, réalise sa première xylographie;1945, son atelier est bombardé et il perd la quasi totalité d ses planches; 1960, perd un oeil; 1975, meurt d'un cancer à Kamakura.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Graveur - Peintre

Présentation : Peintre à l'occidentale Paysage,(1924, musée d'Aomori), de facture expressionniste*, jusqu'à ce qu'il découvre la xylographie. Dans ses planches dominent le noir. Ses paravents racontent des histoires en épisodes multiple, chaque feuille contenant 12 gravures, Utô, la légende des macareux, (1938, musée Ohara, ou Oh). Il ajoute l'ocre et allège le noir, Kannon-kyo, (1938, Oh), et ses figures d'inspiration bouddhique, prennent de l'importance, tout comme l'habitude de leur infliger un strabisme. Ce dernier frise la dérision dans une grande suite de Dexu bodhisattvas et dix grands disciples, (1939, Oh), debout, presque grandeur nature, enveloppé de leur robe aux plis noirs épais. Thunder Nymph, (1945, MNAMT), replié pour tenir dans l'espace de la feuille. Il est non-figuratif dans La Muraille de Kegon, (1942, Oh), quelques taces d'encre de Chine sur les quatre panneaux. Et se contente de calligraphie sur un rouleau, Inépuisable, (1961, Oh). Avec Femme-Kannon, (1949, Oh), il découvre le premier plan; à l'arrière, des taches bleues et rouges fanés, à l'avant, ds textes, et des fleurs, parfois une figure. Revenant à ses figures monumentales, il les traite frontalement le blanc remplace le noir pour les plis de la robe, et l'ensemble est striée horizontalement comme par les languettes d'une jalousie, Douze diinités, (1950, Oh). Il revient également à sa suite de 1949, Poèmes de l'exil, (1953, Oh), mais l'anime de figures coquines, , d'animaux, de paysages, de divinités ou simplement d'écriture sur fonds auxquels il ajoute du vert et du violet. Dns Cinquante trois étapes de la route du Tokaïdo, (1963, Oh), il se sert de la ramure des arbres comme premier plan allant progressivement à le traites comme un moucharabieh, à l'exception de Le Mont Fuji, d'un minimalisme le réduisant une pyramide noire, légèrement tronquée; cette prolifération du premier plan, l'amène à supprimer toute perspective et à confondre le sujet et sa grille, Complexe industriel. On retrouve cette même accumulation dans les vues de Paris, (1959, muse d'Aomori). Deux paravents animaliers, Carpes, (1940, Oh), en rouge saumon, sans aucun environnement avec 32 poissons nageant dans le vide et Hiboux, (s.d. Oh), sur une branche d'arbre, encre de Chine rehaussée , dardent de leurs yeux urdimensionnés.

Expositions : 1921, Seiko Gasha, Aomori, (G) ; 1931, Bunbu-dô, Tokyo, (P) ; 1952, exposition internationale de gravure, Lugano, et Willard, New York, (G) ; 1955, biennale de Sao Paulo ; 1959, voyage aux Etats-Unis et en Europe ; 1959, ouvre un galerie à New York ; 1960, expositon itinérante dont au musée de Cleveland, (P)

Musées : musée Ohara, Kurashiki, nombreuses oeuvres dans une salle consacrée à l'artiste.