Fiche de présentation

imprimer la fiche

WILLINK, Albert Carel

né le 7 mars 1900 à Amsterdam, Pays-Bas ; architecture à Utrecht ; 1920-1923, École internationale de peinture, Berlin ; 1926, travaille dans l'atelier de Le Fauconnier* à Paris ; 1983, meurt à Amsterdam.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Débutant par une période néo-plasticienne*, il collabore à Het Overzicht*, en 1923. Vient ensuite l'influence de Léger* de 1924 à 1926, Les Noces d'argent, (1926), c'est l'intimité familiale hollandaise dans le tubisme ; la toile est polychrome mais délibérément ponctuées des couleurs primaires. Puis il bascule dans la Nouvelle objectivité*, Portrait d'une dame, (1927), entourée d'un arrière-plan au réalisme magique. Six ans avant Delvaux*, il peint Les Visiteurs de Pompéi, (1931, BvB), dont le décor de ruines désolées et de touristes hagards est bien celui qui va devenir l'un des champs de prédilection du surréaliste belge, qui y ajoute le piment de l'érotisme. Ce surréalisme* on le retrouve dans Siméon le stylite, (1939, HGM). Au début de ces années 30, il entame un style glacé, dans lequel l'effroi est accentué par la distance qu'il prend avec le sujet, La Mauvaise Nouvelle, (1932, SMA) ou L'Exécution, (1933), le temps est arrêté et les personnages ne semblent pas être partie prenante de leur destin. S'y ajoute une facture digne de la Renaissance, Le Prédicateur, (1937, CMU, l'éclairage fantastique, Wilma, (1932, HGM), en robe bleu électrique devant un canal et une maison bourgeoise du début de siècle. C'est là une de ses sources d'inspiration importante : ces hôtels, compliqués pour faire riche, perdus dans un décor nu Vue d'une ville, (1934, VAbbe) ou Vue sur une ville (1944, Mus. de Nimègue). Il sait néanmoins apaiser ses outrances expressionnistes* pour les nécessités de la mondanité ; il suffit de comparer Autoportrait, (1936, BvB) et Mme Limpberg, (1936, ibid.). Il est le premier à nous apprendre par la peinture que " nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles " (Paul Valéry).

R├ętrospective : 1939, 1973, Musée Boymans-Van Beuningen, Rotterdam ; 1956, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles ; 1980, Stedeijk Museum, Amsterdam.