Fiche de présentation

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VIGAS, Oswaldo

né le 4 août 1926 à Valencia, Venezuela ; parents de souche espagnole ; 1949, s'installe à Caracas ; 1951, diplômé en médecine ; 1952, prix national des arts plastiques ; s'installe à Paris ; 1953, Beaux-Arts de Paris ; 1958, conseiller culturel à l'ambassade du Venezuela à Paris ; 1964, directeur de la culture à l'université des Andes de Mérida ; 1970, se fixe à Caracas.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Supérieurement doué puisque sa première rétrospective et son premier prix national interviennent immédiatement après  sa première exposition privée... Il témoigne dans ses talents successifs, une maîtrise de la peinture qui ne le fait pas hésiter à passe d'un style à l'autre. Survage* plane, Composition avec oiseau bleu, (1941). ou Objet cheval, (1943), dans le délié des courbes.  De 1946 à 1948, Buste de femme, géométrisé ou postimpressionniste, (1946),et Vase de fleurs, (1946), de même allure. Lam* vient ensuite, Etude pour la grande sorcière, (1951). D'où cette impression de métissage tant il s'incorpore à la culture caraïbéenne ; mais non, c'est par simple osmose, sans recours génétique. Dans les années 50, ses figures totémiques aux visages rectangulaires, entourées d'attributs végétaux ou d' animaux, sont incisives, Grande Sorcière, (1952), repris dans Auguraux tropicaux, (1976), et encore dans Elfe bleu, (1985). Simultanément, il abandonne la représentation et ce syncrétisme afro-antillais pour la non-figuration*, des abstractions géométriques diverses, de traits secs, Projet mural, (1953), retrouvé dans Conciliatrices, (1971),  ou gras, Personnage forêt vierge, (1956). Il devient sauvage à la Cobra*, Empreinte informe, (1961), Signes de l'été, (1962). Vigueur de pâte et de graphisme, à l'unisson de l'époque, dans la ligne de Kline* et d'autres, Guanipena, (1963). Les oiseaux au plumage arrogant, les figurines hiératiques au visage plat, isolés puis noyés dans la multiplicité des traits et des couleurs inscrites au creux des coups de pinceau, aboutissent à des représentations plus complexes, Fleurissante, (1967).  Mêmes figures élancées, mêmes formes nègres, de fesses ou de casques, mais resserrement et regroupement des sujets au centre de la toile et couleurs plus vives, moins tropicales. Augures gris, (1976) ou Unipied, (1985). À la fin des années 80, il introduit l'arrondi, en même temps que des détails de bras, de visages criants, rappellent Picasso*. La peinture est devenue plus aérée, se détachant parfois sur un fond blanc grumeleux ; les figures  sont bordées jusqu'à  relativiser le contenu, Couple de guérisseuses, (2010). Il n'abandonne rien, toutefois, de sa force instinctive. Il est aussi céramiste, depuis 1980, et sculpteur, depuis 1985.

Expositions : 1942, Ateneo de Valencia, Venezuela, (P) ;  1953, 1980, Salon de Mai, Paris;  1956, La Roue, Paris, (P) ; 1953, 1955, Biennale de Sao Paulo ; 1957, Musée d'art contemporain, Madrid, (P) ; 1962, Biennale de Venise.

R├ętrospective : 1952, 1990, Musée des Beaux-Arts, Caracas; 1993, Palais de la Monnaie, Paris ; 2011, Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer.

Lieux publics : 1980, 30 m2 de céramique incolore, l'Athénée, Valencia.