Fiche de présentation

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OPPENHEIM, Dennis

né le 6 septembre1938 à Electric City, Etat de Washington, États-Unis d'Amérique ; 1965, Arts & Crafts d'Oakland, Californie, et de Stanford; 1966, s'installe à New York ; 2002, meurt d'un cancer, le 22 janvier à New York.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Conceptualisme*, art corporel*, installations*, art de plein air *, rien de ce qui est récent ne lui est étranger.
En ce qui concerne l'art de plein air, il privilégie les réalisations éphémères, conservées grâce à la photographie; il conceptualise pour transmettre la signification de ses environnements* et de ses installations. Le land artiste oeuvre entre 1967-1969 et en 1974. Il trace dans la neige une ligne frontière entre États-Unis et Canada, effacée par le temps, Time Pocket, (1968) ; Annual Rings, (1968, Maine et Nouveau Brunswick), évoque les cercles de croissance des arbres ; plus simplement, il garde mémoire de ses itinéraires, Boundary Split, (1968, MAMAC), polyptyque de photos et de cartes géographiques. Voire avec des empreintes de pas sur plaques de béton, correspondant aux photos de ces pas, Condensend 220 Yard Dash, (1969, KMO).
Il s'intéresse au minimalisme* avec les Excavated Sculpture, (1967), partie mobile posée dans un récipient géométrique en bois. Le recours à l'art corporel passe par le truchement, soit de son propre corps - Reading Position for Second Degree Burn, 1971, empreinte d'un livre sur son torse hâlé, ou Rocked Circle-Fear, (1971), debout dans un cercle de 1,60 m de diamètre, on lui jette des pierres d'un troisième étage -, soit sur une marionnette à son effigie, répétant :  It ain't what you make, it's what makes you do it , (1974). Il dresse des dessins " préparatoires " de ses réalisations, qu'elles advienent ou non, et ces énormes esquisses de natures mortes, signées et légendées dans le texte, sur papier, à l'huile, pastel, acrylique, crayon, etc., à la manière de dessins industriels, rêvent de machines impossibles et de rapprochements insolites, comme ces poumons servant de support aux pinceaux de l'artiste, comme Identity stretch, (1970-1975, MAMCO), empreintes digitales sur matériau élastique étendu le plus possible, ou ces deux verres, l'un d'eau, l'autre de vin rouge, se déversant dans une vallée pour y assurer la présence d'une rivière (1995). Durant les années 80, il crée des constructions, les Factories, qui intègrent le son et la lumière avec une violence à la limite du supportable. Dans la décennie 90, il s'attache à l'objet et à la mécanisation de la sexualité ; il crée des marionnettes géantes faites de rondelles métalliques superposées, avec leur attirail de manoeuvre et une vidéo*, rapportant le spectacle, Circle Puppet, (1994). Et imagine ds monuments publics impossibles,  Device to root out Evil, (1997, Vancouver), chapelle reposant sur sur sa flèche.

Expositions : 1968, Dwan, New York, (G) et John Gilson, New York, (P) ; 1971, Yvon Lambert, Paris, (P) ; 1979, Musée d'art moderne de la ville, Paris, (P) ; 1996, Lefor Openo, Paris, (P); 1997, Biennale de Venise.

R├ętrospective : 1976, Musée Boymans-Van Beuningen, Rotterdam; 1978, Musée d'Art contemporain, Montréal; 1993, Musées de Pori et d'Oulou, Finlande ; 1994, Musée d'Art moderne, Villeneuve-d'Ascq.