Fiche de présentation

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ARNOULD, Reynold

né le 7 décembre 1919 au Havre, Seine-Maritime, France; prénommé en rapport avec le peintre Reynolds, que son père estime être le plus grand; 1929, cours du soir aux Beaux-Arts de Roun; 1937, Beaux-Arts de Paris; 1939, prix de Rome; 1950-1951, enseigne à l'Art Department de Baylor University, Texas; 1952, nommé conservateur, il conçoit le nouveau musée du Havre; 1964, chargé par Malraux d'organiser les Galeries du Grand Palais; 1973, onservateur en chef des Musées de France; 1980, meurt le 23 mai à Paris; 1999, son atelier est dispersé par Mes Chambelland, Giafferi et Doutrebente, à Paris. Peintre.

Type(s) : Artiste

Présentation : Il eût pu dire, comme Picasso* : " À 12 ans, je dessinais comme Raphaël ", à ceci près que c'est à 9 ans qu'il expose Autoportrait, (1928), d'un modelé parfait, à la galerie Legrip, à Rouen. Les succès précoces abondent, mais il ne fut jamais Picasso, et s'il n'avait à son actif une grande carrière de muséographe, sans doute serait-i resté obscur, comme la plupart des amateurs de talent :Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, (1938) s'inscrit, avec un habile découpage, dans la tradition du XIXe, réaliste* et populiste. La suite du Grand Bonhomme, (1945) relève de l'illustration maniériste. Les Composition, (1950) sont non-figuratives*, sans une " patte " particulière. La période Football Game, (1950-1951) s'inspire explicitement de Léger* par la source du mouvement provenant de la séparation du tait et des à-plats de couleurs. C'est Gleizes* à qui l'on songe, avec Portrait de Marthe à New York (1952-1953). De 1956 à 1961, il connaît une période futuriste* - avec un retard de quarante ans -, célébrant la machine, sa vitesse, son bruit. Atelier, femme et vase, (1956) ou Texane et nos oiseaux, (1958-1959) traitent de manière originale des réminiscences du cubisme*, en fondant le trait qui sépare les à-plats de couleurs franches et mates. En 1961, il commence une série de portraits par Jacques Villon : il excelle à saisir les traits majeurs d'un visage, à les abstraire et à ne restituer que quelques lignes décisives rehaussées de couleurs. Mieux encore : soucieux de faire revivre par le mouvement ces visages dont il a saisi un moment d'éternité, il en fournit des versions différentes sur des rouleaux de 10 m, que l'on peut dérouler mécaniquement. À noter cependant que cette abstraction des visages a été pratiquée par Bertrand* dès 1958.

Expositions : 1928, Le Havre (P); 1946, Passedoit, New ork; 1947, gal. de Berri (G); 1949, Billiet-Caputo, Paris, (P).

R├ętrospective : 1983, Grand Palais, Paris.