Fiche de présentation

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MANGUIN, Henri

né le 23 mars 1874 à Paris, France ; 1890, commence à peindre ; 1894, atelier de Gustave Moreau ; 1905, expose dans la " cage aux fauves " du Salon d'Automne ; 1949, meurt le 25 septembre à Saint-Tropez, Var.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Fauve*? Certainement, puisqu'il montre des toiles dans le Salon* de 1905 ; certainement aussi parce qu'il produit, en 1905 et 1906, quelques paysages aux couleurs stridentes, arbitraires et déroutantes, Le 14 juillet à Saint-Tropez, (deux toiles, côté gauche et côté droit, 1905) ou Étude pour la naïade, (1906). Mais ces mêmes années, et avant et après jusqu'en 1949, il peint tout autrement, même s'il dédaigne l'usage conventionnel des couleurs, Nu au coussin, (1903). Il a des réminiscences de Cézanne pour la touche, et la palette, Autoportrait, (1905) ou Portrait de Pierre Manguin, (1910), Les Trois Gâces, (1905, An.) ou Baigneuses, (1905, ibid.) de Matisse* pour la souplesse économe de la ligne, Nu au canapé bleu, Anita Champaigne, (1908, PPG) de Marquet* pour le ouatiné de la palette, Honfleur, l'huître, (1921) ou Toulon, la Patache, (1926-1927) de Van Gogh, même dans l'usage systématique du vert pour les ombres des personnages ; de Seurat par le divisionnisme, en touches plus qu'en points, Saint-Tropez (1909, An.)., même si, Modèle nu dans l'atelier, (1904), projette des pastilles de couleurs sur l'oeuvres. 
Sa vie durant, il est coloriste, se rappelant, à ses débuts, l'impressionnisme et se tenant grâce à ce souvenir loin de tout excès. Mais les années passant, si le coloriste demeure, il ne renouvelle pas son inspiration ou sa manière et il produisait de belles natures mortes ou de beaux nus comme la bourgeoisie les apprécie dans les années qui précédèrent la dernière guerre. Ses aquarelles, comme celles de Signac*, laissent aux blancs lers droits mais leur graphisme est moins contourné.

Expositions : 1902, Salon des Indépendants, Paris ; 2011, Musée de l'Annociade, Saint-Tropez, (P).

R├ętrospective : 1983, Fondation Gianadda, Martigny ; 1988, Musée Marmottan, Paris.

Bibliographie(s) : Lucile et Claude Manguin, Catalogue raisonné, 1980, Ides et Calendes.

Archives : La plupart des toiles montrées dans de petites rétrospectives figurant sous l'intitulé Collection particulière ; la plupart du temps elles proviennent de la collection de la fille du peintre, Lucile Manguin, née en 1905... l'année des fauves!