Fiche de présentation

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KOLLWITZ, Kathe

née Schmidt le 8 juillet 1867 à Koenisberg, alors Prusse Orientale, Allemagne, aujourd'hui Kaliningrad, Russie ; 1885-1886, École féminine de Berlin ; 1888-1889, Beaux-Arts de Munich ; 1891, épouse Karl Kollwitz ; 1898- 1913, enseigne aux Beaux-arts de Berlin ; 1901-1908, séjourne à Paris, Académie Julian,  et atelier de Rodin*; séjourne à Florence1914, son fils Pierre tombe sur le front des Flandres ; 1919-1933, élue à l'Académie des Arts de Berlin ; y enseigne ; 1933, en est radiée ; 1942, son petit-fils Peter est tué sur le front de Russie ;  1943, quitte Berlin et ses bombardements pour Nordhausen ; se fixe à  Dresde, à l'invitation du prince Henri de Saxe ; son atelier de Berlin est détruit dans les bombardements ; 1945, meurt le 22 avril à Moritzburg ; sa dépouille est inhumée au cimetière centrlal de Friedrichfelde, Berlin.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Graveuse - Sculptrice

Présentation : Ses premièrs estampes, gravées ou sur bois ou sur pierre disent la solidarité avec les ouvriers confrontés à leur destin, La Révolte des Tisserands, (1897,S.S), en traits aigus, la peine devenue insupportable ; vient ensuite La Guerre des paysans, (1908) de même facture. Puis  les souffrances des guerriers du premier conflit mondial, souvent rapportées à la douleur des parents, Les Parents, (1922). Autoportrait, (1923), xylographie réaliste*, sans concession, les traits symétriquement tirés, Autoportait , (1938, musée Kathe Kollwitz, Berlin) adopte dans le vouté, la courbe qui est celle de ses sculptures.  Le nazisme ne l'empêche pas de protester.
C'est avec le XXe siècle quelle se met à la sculpture, Mère à l'enfant sur les genoux, (1911, Mus. Käthe Kollwitz, Berlin). Les Amants, (1912, ibid.), ramassés en un bloc compact. Elle traite ses sujets de manière maternelle, tout en rondeurs repliées et protectrices, Mère à l'enfant sur l'épaule, (1917, ibid). ou Mère et ses deux enfants, (1924, ibid), Mère et Fils mort, (1937, ibid).  Vierge de pitié, (1937, ibid.) ou encore La Tour des mères, (1937), ibid.) les figures formant cercle noué ; .La Soufrance muette, (post 1939), le visage est mangé par les deux mains en angle droit.
Quand Brlach* dit le malheur civil, elle exprime le malheur militaire.d'un naturalisme social exprimant toute la peine du monde.

Expositions : 1898, Grande exposition, Berlin, (G) ; 1916, La Sécession libre, Berlin, (G) ; 2012, Musée Georges de la Tour, Vic-sur-Selle, Moselle, (P).

Rétrospective : 1947,  Musée Boymans-Van Beuningen, Rotterdam.

Musées : Musées Käthe Kollwitz, Berlin et Cologne ; Musée des Beau-arts de Strasbourg pour les estampes antérieures à 1918.

Lieux publics : 1924-1932, Les Parents, cimetière d'Eesen, Dixmude ; 1937, Mère et fils mort, Wache, Unter der Linden, Berlin, monument au soldat inconnu.

Citation(s) : On a dit :
-  J'aime KK, sa fureur contre la violence, son immense pitié pour les pauvres et toutes les victimes. De gauche, cela crève les yeux. Mais quoi ! L'injustice se trouve plus souvent de l'autre côté. Une force superbe dans ses dessins, des dessins d'homme, avec des clairs-obscurs où amour et mort se disputent corps et coeurs.   (Julien Green, 30 octobre 1981).
- Cette femme au grand coeur a pris le peuple dans ses bras maternels avec une sombre et tendre pitié. Elle est la voix des sacrifiés silencieux. (Romain Rolland).