Fiche de présentation

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ARCHIPENKO, Alexander

né le 20 mai 1887 à Kiev, Ukraine; 1902-1905, Beaux-Arts de Kiev; 1906-1908, vit à Moscou; 1908-1918, à la Ruche*, Paris; 1908, ouvre son atelier de sculpture à des élèves; 1918-1923, vit à Belrln; 1924, s'installe à New York et y ouvre une école de sculpture; naturalisé américain; 1964, meurt le 25 février à New York.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Sculpteur

Présentation : En 1909, et l'année suivante, Femme et chat, (1910, Sar) ou Femme au chat, (1911, KNW), il ne sait encore rien du cubisme* et il rappelle les sculptures repliées sur elles-mêmes de Barlach* ou de Köllwitz*. En 1912, elles se déploient, et l'on pressent l'influence cubiste dans ses cuisses et ses bras gonflés ou au contraire, un éticisme, Femme marchant, (1912, VDHW). En 1913, il crée une sculpture en fil de fer qu'Apollinaire baptise "en baleine de parapluie". Ensuite, il découvre le cubisme qu'il va orienter vers le constructivisme*. De 1913 à 1916, la forme prédomine la réalité; il organise se sculptures autour du vide, La Danse, (1912, Sar), en se gardant d'achever les corps dont il arrête les membres quand la plastique le lui commande, soit en introduisant le vide comme partie prenante, Femme, (1915), dont la tête est dessine autour d'un manque. Tête constructiviste, (1913, Sar), est faite d'un assemblage de plans, tandis que Le Gondolier, (1914, Sar), est composé en sections légèrement décalées de manière à donner, dans la perspective futuriste* le sens du mouvement. Ce novateur donne aussi une de ses rares peintures en relief, Nature morte, (1915), et reprend aussitôt la sculpture avec Femme, (1920, Tela) haute figure en métal sur panneau peint. devient traditionnel. A son arrivée aux Etas-Unis au début des années 1920, il s'engage dans la tradition : le lisse prévaut, parfait et détendu; parfois même, en 1926, il se rappelle le symbolisme. Une oeuvre forte apparaît de temps à autre comme En Famille, (1935), à la fois concentrée et influencée par le constructivisme. Il s'aperçoit, dans les années 1950 et pour quelque temps, de son erreur d'orientation et s'attache à pasticher ses débuts ou à les reconstituer, puisque nombre de ses oeuvres n'ont pas survécu à la première guerre mondiale. A compter de la fin de ces années 50, il revient à son style cubo-constructiviste, avec des figures très géométrisées, conservant les vides signifiants, et le plus souvent symétriques, Kimono, (1961, Sar), ou Roi Salomon, (1963, Sar). Le graphiste suit le même itinéraire. Il conçoit des dessins lisses en 1909, d'autres dessins ou des collages éclatés, en 1913 qu'on retrouve en 1960. La courbe apparaît en 1915, anticipant en quelque sorte l'Esprit Nouveau*, voire de franches ondulations en 1920, et de 1945 à 1962, interviennent des réminiscences du tubisme*. Dans les deux dimensions, se glissent aussi quelqu'oeuvre exceptionnelle comme Moonlight, (1937), figure féminine à la gouache, dont les masses brunes et blanches alternés créent le relief du corps.

Expositions : 1911, Salon des Indépendants, Paris; 1913, Salon d'Automne, Berlin, et Armory Show*, New York.

Rétrospective : 1969, Musée Rodin, Paris.

Musées : Musée de Sarrebruck, 15 oeuvres.