Fiche de présentation

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OTHONIEL, Jean-Michel

né le 27 janvier 1964 à Saint-Étienne, Loire, France ; Murano, puis voyages pour découvrir le savoir-faire des verriers, dont ceux de l'Inde ; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Installationniste

Présentation : Avec Les insuccès photographiques, (1987-1988), il tâtonne sur les chemins de l'inachevé, photos de papier de soie métamorphosées en halo bleu et à des Insuccès photographiques, (1987, MNAM), mis en valeur par leur encadrement ; auparavant il tisse Robe de prêtre, (1986), faisant référence à un évènement biographique. Il adopte le souffre -souffrir- et en tire L'Âme moulée au cul , (1989), -cul de bouteille dont le creux serait l'âme . 
Sphère et plus, (1988), annonce le goût pour les boules. Il crée Sculptures frites, (1990, FNAC), un doigt, un oeil sortant du mur, dans une excroissance de souffre -oro, en espagnol désigne l'oeil, l'anus et la vulve- ; de même il rigidifie des blouse de travail et les suspend à une courgette, Corps sourd, (1991, MNAM) ; Pisseuse, Doigt du marié, L'Anus vert, (1992), trois cubes de verre sommés d'un segment humain génésique, reflétant grâce à un miroir son intérieur. Il réalise un environnement de chambre noire, cachée derrière deux étagères coulissant si l'on met le doigt sur un téton, dans laquelle deux écrans reflètent, dans le même lieu et l'action d'un tiers, et le spectateur, My Beautiful Closet, (1994-1995, FRAC Aquitaine). Et s'approprie des grattoirs de phosphore pour y laisser la trace d'alumettes enflammées, The Wishing Wall, (1995). Des perles surdimensionnées sont insérées dans des anneaux de plomb, Ring et Tilt, (1995). Il en garde, leur donnant la forme de seins, pour les faire affleurer d'un tableau de cire blanche, Je voudrais m'abimer sur ton sein, (1995).
C'est de 1977, que date le début de ce qui devient sa marque de fabrique, les boules de verre. D'autant qu'il découvre en 1992, l'obsidienne, ce verre noir. Il réalise en céramique des colliers et des chapelets aux boules d'importante dimension, traduites en verre soufflé par les Salviarti de Murano.  Crystal Palace, (2003) le révèle comme sculpteur d'art appliqué, lit à baldaquin, dont les boules sont serties de plomb, Mon lit, (2003), torchères murales inclinées, arceaux, chapelets ou colliers dans les arbres, on hésite entre le sapin de Noël et les lustres vénitiens. Il multiplie les colliers de boules dans tous les entrelacs possibles, Rivière blanche, (2004, MAMVP), Le Bateau de larmes, 2004, LVMH), dont les gréements sont en verre, Peggyy's Necklace, (2006, FPG), Bleu lasso, (2008) ; d'autres sont  en verre miroité, disposé en traîne, Les Lacets bleus, (2009), ou Le Noeud de Lacan, (2009), incarnant la théorie psychanalytique d'un sujet structuré par l'équilibre entre le Réel, le Symbolique, l'Imaginaire. Mandorle d'or,  (2011), ou le collier blanc. Interrompant les travaux de perles, il en conçoit des phalliques, (1997). Des pièces relèvent de l'installation*, une paraphrase de Peau d'Âne,  L' Île dans ma tête, (2011, MNAM),  et Precious Stonewall, (2011, MNAM), vaste cube de briques en verre enrubanné de perles ou encore, Sans titre, (2011), sur um motif hindou, des plaques de verre, des veilleuses, des boules et des grelots, permettent légèrement percutés, un concert. 
Il crée un flacon à fond bombé pour J'adore de Dior, (2012), tiré à 1000 exemplaires,  soufflés un à un.
Tout se passe dans l'atelier où ttravaillent les verriers d'aprèsles dessins aquarellés du maître modellisés en 3D. 

Expositions : 1987, Salon de la Jeune Scupture, Paris ; 1988, Bonn, Breda et Londres, (G); 1990, Institut français, Naples ; Das Lapidarium, Berlin et Ghislaine Hussenot, Paris, (P) ; 1992, Documenta, Kassel ; 2003, Fondation Cartier, Paris, (P) ; 2011, Paris-Delhi-Bombay, Centre Pompidou, Paris,(G).

R├ętrospective : 2011, Centre Pompidou, Paris ; 2012, Brooklyn Museum.

Lieux publics : 2000, Entrée de la station de métro, place Colette, Paris ; 2014, Les Belles dames,  parc de Versailles