Fiche de présentation

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ARTSCHWAGER, Richard

né en 1923 à Washington DC, États-Unis d'Amérique ; 1935, la famille déménage dans le New Mexixo ; 1941-1943, Chimie et Mathématiques à l'Université de Cornell ; 1944, fait partie du corps expéditionnaire américain en Europe ; est blessé dans la bataille des Ardennes, : versé au Q.G. d'Eisenhower à Vienne ; épouse Elfriede Weindelka, styliste ; 1949-1953, fréquente l'atelier d'Ozenfant*à New York ; ; exerce le métier d'artisan menuisier ; 1958, l'incendie de son atelier le ramène à l'art ;1959, recommence à peindre vit à House New York ; ton ; 2013, meurt le 9 février.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Sculpteur

Présentation : Quelle est la différence entre un objet utilitaire et une sculpture? Table & Chair, (1963, Tate) ou Chest of Drawer,(1964, fondation Froeilich, Stuttgart, ou FF) ont la forme d'un meuble mais ne peuvent être utilisés, car les creux indispensables à leur usage sont seulement indiqués par un Formica de couleur différente -son matériau de choix-qui en fait une gratuité sculpturale minimaliste*. Ses meubles de fantaisie partent de formes réelles et sont emmenés dans une transformation qui pour être strictement géométrique n'en est pas moins délirante : table, chaise, miroir - Mirror,(1964, FF) n'en est pas un mais évoque celui employé si souvent par la peinture pour élargir l'espace -, fenêtre, porte, tapis, corbeille, tout l'univers quotidien en Formica.
De 1958 à 1972, il peint des paysages abstraits*et autres sujets, Seated Group, (1962).
Confessional, (1980, FF), évocateur de la communication, a la rigueur des meubles néoplasticiens* de Rietveld, (1918). Ou vaste entrepôt de caisses toutes du même bois, dotées de cornières qui leur servent de moulures, soigneusement boulonnées et épousant les formes d'un cercueil, d'un sabot, d'un escabeau, d'un piano, Piano, (1994, Tate). Il articule verticalement des formes géométrique, Porte miroir, (1994, FCAC) ou Arbre chez lui, (1994, ibid) : le bois se mêle au métal peint en moires. En matériaux divers, de grands signes de ponctuation noirs pendent du plafond. Il alterne la création de ces pseudo-meubles et l'acrylique sur Celotex (marque de tableau mural en aggloméré) qui permet, dit-on, des effets spéciaux. Il commence par " copier " des photographies en les agrandissant; d'aucuns l'assimilent alors au pop*; ce sont des grisailles qui avouent leur origine, captée par l'objectif d'une caméra, Portrait I, (1962) (et en 1966), la touche est minutieuse et complexe, faite d'un assemblage étoilé de minuscules traits, proches mais séparés, en noir et blanc uniquement, qui rappellent la technique pointilliste, ou la lecture d' un cliché à travers un compte-fils, High-Rise Apartment, (1964, SCMAN). De 1965 (et en 1984-1985) date une perspective d'artiste, c'est-à-dire arbitraire, Chair, chair, sofa, table, table, rug,. En 1968, il recourt à la perspective de la peinture renaissante, Hospital Ward, (DIA). En 1971-1973, ses intérieurs à la perspective verticalement et horizontalement élargie, toujours en grisaille, toujours avec la même touche morcelée, mais inscrite maintenant dans un trac en spirale, provoque un effet optique et fait, d'autre part, songer à l'univers clos et mat de Vuillard*. Avec Sans titre, (1962), paysage abstrait* de montagnes, il introduit de la couleur, puis en 1973, il tache son oeuvre d'une couleur, ou d'u objet, demi-ballon incrusté dans The Striker, (1989). Retour, en 1985, à la perspective arbitraire, privilège du créateur. Le grossissement de certains détails, comme une embrasse et un fragment de rideau, est à rapprocher de Gnoli*. Une table désarticulée dans un angle, moitié peinte bois, moitié marbre, Splatter Table, (1992, SMAK). Une photographie de femme et un jeu de miroir, transforment Hezrodia/Hostess, (2001, Frac Limousin) en autocéphale.
D'aucuns l'assimilent au minimalisme*, d'autres au pop*. Il ne relève ni de l'un ni de l'autre. 

Expositions : ,1962, Art Directions, New York, (P) ;1965, Leo Castelli, New Yor, (P) ; 1972, Documenta, Cassel ; 1973, Chicago's Museum of <Art, (P) ; 1990, Ghislaine Hussenot, Paris, (P) ; 1994, Fondation Cartier, Paris ; 2001,Serpentine, Londres, (P) ; 

R├ętrospective : 1988-1989, Whitney Museum, New York,  Museum of Modern Art, San Francisco,  Museum of Contemporary Art, Los Angeles,  Palacio Velázquez, Madrid,  Musée national d'art moderne, Paris, Städlische Kunsthalle, Düsseldorf ; 2013 Whitney, New York.