Fiche de présentation

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MURAKAMI, Takashi

né en 1962 à Fukuoka, Tokyo, Japon ; frère d'un peintre traditionnel ; diplômé en art traditionnel ; étudie au PSI, New York ; 1996, crée une entreprise de production de ses oeuvres, Hiropon Facotry devenu Kaïkai Kiki, avec 110 assistants ; ouvre une galerie à Tokyo ;  2003, collabore avec Louis Vuitton ; vit à Tokyo et à New York.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Sculpteur

Présentation : Après s'être livré au Nihonga*, il se moule dans l'esthétique des mangas*, tout en se prétendant influencé par Yves Klein*. il crée, en 1993, le personnage de Mr. Dob, sorte de Mickey revu, dont il fait des ballons de 2 m de diamètre et dont il cède les droits pour B.D*. Il dresse une sorte d'extra-terrestre, sur 140 cm. Inochi, (2004, FPV). Des poupées en résine peinte, grandeur nature, My Lonesome Cowboy, (1998), éjaculant son sperme en lasso, Miss Ko, (1997) danse à la corde avec son lait solidifié allant d'un sein à l'autre. Peintre, il trace sur des monochromes couleur bonbons anglais la trace d'un jet solidifié d'une autre couleur sirupeuse. Le rapprochement chromatique, comme le graphisme captant l'éphémère et le volatile, renouvelle l'abstraction* lyrique. Comme il renouvelle une abstraction géométrique en introduisant dans les cercles de ses toiles une troisième dimension, frappée d'yeux repris aux estampes de Sharaku. Comme il renouvelle le kitsch*, avec ses gentils mangas entourés de branches souples portant des fleurs dont le coeur est fait d' yeux (2001). Il est, avec Bome*, l'un des plus représentatifs de la culture Otaku*. Simultanément, il réalise des oeuvres qui tiennent lieu de papier peint, des marguerites hautes sur tiges dont le coeur est encore doté d'yeux, et dont les tailles différentes semblent les faire appartenir à une fratrie, Kaiwï, (2002),de 10 m de long. La saturation est atteinte lorsque seules les fleurs à yeux sont reprises, serrées de bord à bord, sur le panneau desquelles est accroché un agrandissement de détail, en forme de tondo, Flower Ball, (2002) (à rapprocher du travail de Michael Lin*, son contemporain et compatriote). Les vanités tiennent ensuite lieu de fleurs, MGST, (2011). En revanche, il y a chez lui une manière d'aération, lorsqu'il détache ses sujets sur un fond uni, pour le monde rigolant des légendes, Troll's Umbrella, (2002) ou Super Nova, (1993), allusif à la science-fiction. Les yeux, toujours, les gouttes de glycérine, les soucoupes assagies des bris de vitre repris à la bande dessinée sont livrés à des assistants travaillant de conserve sur des dessins préparatoires, photocopiés, agrandis, scanné. Tout cela dans des couleurs vives, enfantines pour illustrer sa théorie Superflat, qui veut intégrer l'art traditionnel et l'art populaire, le bon et le "mauvais" goût, revanche nippone contre le pop*. Quand il déforme le logo de Louis Vuitton, l'agrandit jusqu'à 2m. il veut damner, dit-il, la société de consommation qui envahit le Japon, (2008).

Expositions : 1991, Art Exchange, Belgique, (G), et Asakusa, Tokyo, (G) ; 1988, Tamaya, Tokyo, (P) ; 1989, Art Gall. Bangkok, (P) ; 1991, Vleeshal, Middelburg, (P) ; 1995, 2011, E.P. Paris, (P) ; 2002, Fondation Cartier, Paris, (P) ; 2003, Biennale de Venise ; 2007, Los Angeles Museum of Modern Art, (P) ; 2010, Château de Versailles, (P).

R├ętrospective : 2008, Lacma et Brooklyn Museum.