Fiche de présentation

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RISTELHUEBER, Sophie

née en octobre 1949 à Paris, France; Lettres à la Sorbonne; Ecole pratique des hautes études; 1982, cineaste; écrivain; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Photographe

Présentation : A l'affût des cicatrices qu'elles soient dans les paysages ou sur les humains. Principalement photographe, elle aligne en noir et blanc Beyrouth, (1982, 1984), ses bâtiments éventrés dont parfois la façade subsiste. Elle prend en couleur 6 mois après la première guerre du Golfe, 71 vues aériennes ou au ras du sol, Fait, (1992), et relève les traces et les reliefs des combats, des douilles aux tranchées. dans un univers inanimé. Elle passe à l'homme, Every One, (1994), et se focalise sur les sutures, plans serrés, développés sur 3 m. de haut. Elle retrouve les paysages détruits avec Irak, (2001) ou W.B. (2005, MNAM), (c'est à dire West Bank) et ses routes rendues impraticables par des obstacles.
Photojournaliste de guerre, en quelque sorte, elle poursuit les allusions pour renvoyer aux sources de la réalité, des blessés pour évoquer la guerre, des ruines de maisons individuelles pour annoncer l'anéantissement, la terre bouleversée pour signaler le charnier. Elle crée des installations* en présentant huit photographies géantes sur aluminium, de ces lieux désertiques ou désertés, posées en épi devant une photo sur tissu d'un tableau de vieille femme venue d'un peintre anonyme du XIXe. Ses immenses photographies imprimées sur bâche montrent le ras du sol du Jardin du Luxembourg, (2002).
Une sculpture, au mur, à l'instar des jeux où il faut reconstituer une figure en faisant glisser les carrés, L'A I R E S T À T O U T L E M O N D E, et le 20e carré est vide pour permettre de mouvoir les autres, (1997-2002). Elle brode les mots guerriers, Stitches, (2005), Elle crée une bande-son, ironisant sur la célébration du bi-centenaire de la Révolution, 1999, décliné par la voix d'un commissaire-priseur américain. Videaste*, Le Chardon, (2007), elle caresse les à pics du Vercors et s'attarde longuement sur l'asphalte rapiécé d'une route qui y mène.
Elle trouble la perception avec Fatigues, (2009), long regard sur un motif floral de tapisserie avec une forme allongée en premier plan et la camera fait découvrir qu'il s'agit d'une photo géante dans un lieu d'exposition, ou avec la technique, mêlant photo, peinture, infographie, Track # 1, 2012).

Expositions : 1984, Beyrouth (P) ; 1985, Portland, (P) ; 1994, Arlogos, Nantes et 1999, Paris, (P) ; 1998, Albright-Nox,, Buffalo, (P) ; 2008, 2012,  Catherine Purman, Paris, (P) ;  2009, Jeu de Paume, Paris, (P).