Fiche de présentation

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MUNTADAS, Antoni

.né en 1942 à Barcelone, Catalogne, Espagne ; Architecture à Barcelone ; 1971, s'installe à New York ; 1977,-1984, chercheur au Massachusetts Institute, Cambridge ; y enseigne ; vit à New York.

 

 


Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Conceptualiste*, dès 1960, dans une vidéo*, il détourne les images des émissions d'information de la télévision pour dénoncer l'aliénation qu'elle provoque, dans l'orbite du Sots Art*, Espace, Action, Interaction, (1971), qui entasse les postes de télévision. Singulièrement important, Confrontations, (1973), focalisé sur Manhattan. Il multiplie les écrans et y ajoute des projections de diapositives destinées à mettre en évidence le contraste entre documents et émissions télévisées du même jour.
Monument générique, (1988, Sofidu), un pylone à haute tension dont la base détériore le paysage selon le point cardinal du regard. The Limousine project, (1990), interminable, fenêtres teintées portant les mots Power Symbol, suivi d'une video Corrupt.
Une table ronde de délibération internationale, indique le babel des langues portant à confusion, Dialogue,(1989) ; il soumet à la critique les divergences des traductions. Il indique par consultation interactive ie comment les Archives , (1994) elles-mêmes sont censurées.; en 1997, le réseau Internet. Portrait, (1995) déconnecte son et image, agrandie et projetée au ralenti. Toujours à la poursuite de la manière dont passe l'information il se fait sémiologue du français pour les mots Petit et Grand, l'un étant sensé être réducteur, l'autre amplificateur; les significations s'avèrent plus complexes, Un petit problème peut cacher une très grosse difficulté, comme rendre un grand service, un acte anodin. Il en tire une installation*, On Translation, (2008), couvrant six murs d'images parmi lesquelles les couvertures de livres dominent du 'Grand Meaulnes' au 'Petit Prince',
agrémenté de projections de diapositives sur le même thème,
Engagé du côté extrême, il interroge en video* les racines de la peur. Celle p.ex. qui oppose l’Islam à l’occident ; dans un déroulé qui suit ses associations d’idées avec des retours en arrière, il diagnostique le sentiment d’esclavage du maghreb africain qui se perpétue dans la dépendance financière et de l’islamisme qui se confond avec le machisme toute interprétation du Coran étant réservée aux hommes, Fear, Panic, Terror, (2010), sans prendre en compte que c’est également le cas des deux autres religion du Livre.



Expositions : 1971, 181, Vandrès, Madrid, (P) ; 1976, centre culturel d'Anvers, et The Kitchen, New York, (P) ; 1991, 2008, Gabrielle Maubrie, Paris (P) ; 2008, institut Cervantès, Paris, (P) ; 2012, Triennale de Paris, (G) ; 2012, Jeu de Paume, Paris, (P).