Fiche de présentation

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GETTE, Paul-Armand

né le 13 mai 1927 à Lyon, Rhône, France ; faculté des sciences de Lyon ; 1949, commence à peindre ; 1950-1963, vit à Nice ; commence à sculpter ; vit à Paris et Malmö.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Artiste multidisciplinaire, il ajoute à la peinture et à la sculpture, l'intervention* et la photo. Il cherche et montre l'insolite des choses, leur non-objectivité scientifique qui peut devenir subjectivité artistique, par exemple lorsqu'il dessine des arêtes de cristaux sur une matière malléable. Il adopte le matériau de son époque, le plastique de la famille du métachrylate de méthyle. Il l'emploie aussi bien souple, après y avoir dessiné un polyèdre, et le laissant pendre à même le mur, Ilvaïte, (1971),  rigide et coloré, le polyèdre provenant alors de la découpe et de la gravure des lignes, Tetraedrète, (1969). Installationniste*, avec De part et d'autre du fleuve, (1989-1992, Str), grand bac d'alluvions du Rhin, projection de vidéo* sur son cours et échantillons de lave sur deux piliers. Photographe conceptualiste*, avec Introduction de la couleur dans le paysage, (1980), cliché noir et blanc de roseaux parmi lesquels traîne un sac sur lequel il est écrit " couleurs ", puis d'art corporel*, partie du corps mise en exergue, lèvres ou aréoles maquillées; il est fasciné par le corps de la femme, et plus particulièrement par le triangle pubien qu'il décline de multiples manières, soit par des blocs de roches posés sur des piliers en triangle, soit par une photo triangulaire de feuilles de roses associée à un Boucher; cette moisson est le fruit d'une collaboration avec des étudiantes des Beaux-Arts de Metz auxquelles il laisse le choix de la pose. Il regroupe des photos et les commente comme une histoire, de manière plus lapidaire que Sophie Calle*. Il montre une série en couleur, femme nue sur manteau ouvert, acéphale et apode, dans une pose chère à Newton*, Les Aphrodites, (2003), sur 3 m de haute une photo de lèvres percées qui tentent d'atteindre une roche sur socle, (2010). Dans l'ensemble ses images sont érotiques au second degré, évoquant des émois coquins, petites culottes, ou jambe au bas s'enfilant, Les 1ères natures mortes, (1980) ou Fresh Widows, (1999). Il en raconte l'émergence par des diptyques de polaroïdes, Sophie, (2008), avant-après, le jean qui se dégrafe, le slip qui s'enlève ou le pull qui se soulève, le sein qui apparait, sans centrés sur le fantasme sans qu'il soit question de la personne. Revenant à la peinture, sur une toile de motifs de camouflage, il pose en couleurs crues, un raccourci abstrait des orifices du nez, des seins et de la vulve, Théophanie, (2003).

Expositions : 1960, La Roue, Paris, (P) ; 1965, Delta, Rotterdam, (P) ; 1972, Musée d'Art moderne de la ville, Paris, (G) ; ICA, Londres, (G) ; 1977, Documenta, Cassel ; 1993, Portikus, Francfort, (P¨) ; 1999, Aline Vidal, Paris, (P) ; 2001, Maison européenne de la photographie, Paris, (P) ; 2008, Philippe Chaume, Paris, (P) ; 2009, 2010, Jean Brolly, Paris, (P) ; 2012, Tentation du verre, Château de Villeneuve, Vence, (G).