Fiche de présentation

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BIJL, Guillaume

né en 1946 à Anvers, Flandre, Belgique; autodidacte; vit à Anvers.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Après s'être essayé en vain, dix ans durant, à tous les styles, abstraction*, surréalisme*, pop*, il bifurque radicalement et devient auteur d'installations*; il commente ironiquement : " Puisque la production artistique na pas de valeur commerciale, transformons les endroits commerciaux en production artistique. " Il sélectionne, pour le montrer, un bric-à-brac qui en devient kitsch* ou reconstitue des intérieurs fonctionnels, dont on ne sait s'ils font partie intégrante d'un lieu d'exposition, ou s'il est morceau autonome, dérisoirement intégré, comme ce magasin de luminaires, Lustrerie Media, (1984, SMAK), ou cette échoppe de changeur d'or en pleine foire d'art, Gold-Ankauf (1989, FNAC). Il appelle cela installation-transformation. La précision de la reconstitution, alliée à son dépouillement surréalistiquement* clinique, insinue le doute et la critique sociale. Composition trouvée sert à baptiser n'importe quel fragment de la réalité, proposé au regard, une vitrine d'appeaux, un panneau d'affiche et de photos de tournage pour la projection d'un film, un ensemble photographique. Ce qui permet de sous-entendre, au choix : " c'est de l'art, puisque vous avez décidé de le regarder ", ou " puisque j'ai décidé de vous le montrer et que galeries et musées m'ont donné leur accord ". Dans le même esprit conceptualiste*, il collectionne 235 photos importantes et moins importantes de la seconde moitié du XXè siècle (1986-1996), suite d'images en couleur, délavées, témoins de la vie quotidienne et de l'obligation sociale de photographier tout et n'importe quoi. Il prend des enseignes en néerlandais et les illustre, De Draver, (2010) c.a.d. le galopeur, ou De Paard, (2010), c.a.d. le cheval, animal en bois, grandeur nature, encore emballé pour son transport. Il montre de simples croix de bois surmontées d'un fétiche, ou le relativisme religieux., (2010). Il persiste dans L'Arhéologie de notre civilisation, (2010), en dénonçant le fétichisme des souvenirs : dans une vitrine des objets banals, pince-nez, montre-gousset , sont affublés d'un cartel indiquant  l'homme illustre auxquels ces objets auraient appartenu.

Expositions : 1979, Auto-école, Espace Z, Anvers ; 1990, 1993, Isy Brachot, Paris, (P) ; 2004, L'Ombre du temps, Jeu de Paume, Paris, (G) ; 2011, Guy Peeters, Paris, (P).