Fiche de présentation

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CANTOR, Mircea

né le 2 juillet 1977 à Oradea, Roumanie ; Beaux-arts de Cluj et de Nantes ; 2000, s'installe à Paris ; 2011, Prix Marcel Duchamp ; vit à Paris ainsi qu'à Cluj.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Dans Nulle part ailleurs, (2000), il promène sa caméra de manière circulaire et lui confère pour son, un mélange de musiques des années 1950 à 1990. Une autre vidéo, autoportrait frontal rouge sur fond bleu, emprunte une même musique, et le chanteur devient flou lorsqu'il s'exécute tandis qu'il est net entre deux refrains, (2001). The Landscape is Changing, (2003), défilé qui remplace les pancartes protestataires par des miroirs, de sorte que la ville se reflète fragmentée, dans une réminiscence cubiste*. Double Heads Matches, (2003, VP), reportage dans une usine allumettière roumaine de la fabrication de ce qu'il a dessiné et commandé, allumettes à deux têtes de phosphore; le lieu de la fabrication de l'art se déplace dans une video dont les plans sont parlants. Departure, (2005), réunit trois animaux dans un espace cimenté vide, un âne, une biche et un loup ; la camera suit les éclairs dans les yeux, les dressements d'oreille, l'halètement du fauve; le suspens est intense, mais rien n'arrive, chaque animal respecte sa zone. Une armée des femmes nues recouvertes de plâtre, portant la tiare égyptienne se dirige vers une pyramide, dont un à un les blocs de pierre s'éjectent. (2009). Sic Transit Gloria Mundi, (2012), une vestale au centre d'un cercle d'orants agenouillés un bras en avant, main bandée, dépose un fil d'Ariane d'amadou qu'elle enflamme et qui de main en main passe dans la sienne pour s'éteindre ; plans d'ensemble et plans serrés se succèdent au son d'une musique qui accroît la tension.
Un triptyque photographique Shortcuts, (2004, MNAM), veut inviter par les chemins de traverses qu'il montre,  à la réflexion sur la destinée. Departure, (2005), permet d'observer une biche enfermée dans une pièce vide avec un loup.
Sculpteur, ses rubans de béton de tailles différentes, -jusqu'à 4 m. de haut- emballent le vide.  Des transformations de papier par ablation dont New Times pour New York Times, (2009). Il écrit dans des épis de maïs en supprimant les grains pour que le vide donne la forme des lettres. Il érige, grandeur nature, un grand portail de bois doré autrefois usuel dans son pays natal et y remplace le relief d'arbre de vie par celui de l'ADN, Arch of triumph, (2009). Une rosace de tamis sur les bords desquels sont posés des balles de fusil en béton et en or, Don't Juge, Filter, Shoot, (2012). Cet or trompeur revient en épingles de nourrice dans Epic Fountain, (2012), structure hélicoidale de l'ADN, 3m. de haut.

Expositions : 1999, Gad, Bucarest, (P) ; 2000, Voyage d'affaires, Erban, Nantes, (G) ; 2001, Traversées, Arc, Paris, (G) ; 2003, Biennale de Venise ; 2006, Biennale de Berlin, et  Musée de Philadelphie ; 2007, Frac Champagne-Ardennes, (P) ; 2008, Institut culturel Roumain, Paris, (P) ; 2012, Centre Pompidou, Paris, (P).