Fiche de présentation

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ACHOUR, Boris

né en 1966 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France ; 1992, diplômé des Beaux-Arts de Paris ; 1996, séjourne à Berlin et à Montréal ; 1999, à Los Angeles ; 2002, prix Ricard ; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Installationniste*, il met le mobilier urbain dans les espaces muséaux ; soit grandeur nature, mais revêtu d'un placage d'acrylique et de sable, Abri, (1997), soit modélisé en bornes polyèdres blanches de porcelaine sanitaire, Contrôle, (1997, VP), soit encore dépouillé, comme Regarde-moi, (1997), caisson lumineux sans inscription. C'est du (presque) ready made*. Il détourne des objets aparremment usuels pour lancer le questionnement sur leur identité, leur utilité, Cosmos, (2001, MNAM). Vidéaste* avec Démineurs, (1999) qui montre un client (?) dans un rayon d'électroménager, oppressé par le choix, submergé et s'effondrant en syncope tandis que les appareils palpitent. Avec Générique, (2000), il reconstitue un salon bourgeois, avec aux murs des autoportraits photographiques en benêt de village, et il filme des visiteurs qui s'y prêtent, mettant ainsi en oeuvre un double talent d'architecte d'intérieur et d'esthétique relationnelle*.
Dans la veine photographique proprement dite, il semble raconter une histoire en 7 panneaux de couleur, avec le même homme, affalé sur des buissons passés par l'art topiaire, Sommes, (1999).
Peintre, il pratique l'huile pour de vastes compositions, précises mais non léchées, inanimées, montrant aussi bien une piscine qu'une ville en ruine ou un intérieur de baraque pour réfugiés (2002) ou de larges bandes murales qui rappellent l'école de New York, (2009). Il peint aussi des églomisés, des visages détourés sur fond nu, venus de quelque B.D* qu'il transforme ensuite en vidéo d'animation, (2002). Il crée des mobiles, hétéroclites et hétérogènes de facture et d'échelle, portant roue de la fortune, polyèdre, néon, etc, (2005), cônes des couleurs du murs mêlées, (2009) et dessins de femme urinant, Conatus, (2009-), limités à des contours noirs de barlotière. Il procède à des inscriptions murales au néon, (2005), incomplètes à des mobiles portant des objets hétéroclites, boule de pailles en plastique servant à aspirer, grappe cellulaire, ou cône à faces multiples, (2005).
Il raffole d'organiser le chaos. pourvu qu'il soit narratif en mêlant les mediums.

Expositions : 1989, Musée Roy Adzak, Paris, (G) ; 1991, Glasgow, (G) ; 1997, 2000, Chez Valentin, Paris, (P) ; 2001, Le Ludique, Musée du Québec, (G) ; 2009, 2012, Georges-Philippe & Natalie Vallois, Paris, (P).