Fiche de présentation

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GORDON, Douglas

né en 1966 à Glasgow, Écosse, Royaume-Uni ; 1984-1988, Glasgow School of Art ; 1988-1990, Slade School of Fine Art, Londres;  1996, Turner Prize*; vit à Glasgow.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Conceptualiste*, il distend le temps en projetant au ralenti Psychose, d'Hitchcock, qui, à cette vitesse prend 24 heures, 24 Hour Psycho, (1993) ; effectivement on se laisse prendre à l'extrême lenteur saccadée - image après image - du film. Il fait entendre sa voix au travers d'une chaîne acoustique, Something Between my Mouth and your Ear, (1994), ou il montre un texte, 30 secondes durant, qui rend les 30 secondes où la tête d'un décapité réagit à son nom, 30' Text, (1996).  Il tend un fil d'acier devant une photo des chutes du Niagara, 24 Inch practice, (1994) tout équilibre est périlleux. Il pirate* des vidéos* en les manipulant, Trigger-Finger, (1994). Il sélectionne des films projetés dans Glasgow entre le 20 septembre 1965 et le 20 septembre 1966, Words and Pictures, (1996), durée de sa gestation. Feature Film, (1999), musique de Sueurs froides d'Hitchcock, avec, pour images, les mains du chef d'orchestre. Il remplit un mur de centaines de noms rencontrés depuis 1990, List of Names, (2000). Il ménage une certaine curiosité avec Don't Think About It, (2000), lorsque, tournant autour de quelque membre humain, qui paraît être le cou et les épaules, puis la bouche et ses rides, on découvre qu'il s'agit du gros plan de la main. Déjà vu, (2000), projection d'un film de Rudolph Maté sur trois écrans, dont seul le central est projeté à la vitesse normale de 24 images/seconde, tandis qu'un autre l'est à 23 et le dernier à 25, sans que l'on perçoive vraiment la différence. Méditations sur la communication et la mémoire comme Extras, (2005), suite de visage, crâne rasé, se regardant au plus près d'un miroir qui ne retient rien. Ce miroir qui reflète, renvoie et double, Proposition for a Posthumous Portrait, (2004), ou Phantom, (2010), au double piano, dont l'un brisé, avec la projection sur écran de l'oeil d'un compositeur.  À cela s'ajoutent des photos de tatouage, de grimage, de cécité, The Blind Star, (2002, VP) au yeux vides parce que découpés, des installations* réduites à une baignoire (1998), ou un téléphone (1997), accompagnées d'un commentaire ; nécessairement. Antagonismes de la réalité et de la perception.

Expositions : 1987, Transmission, Glasgow, (G) ; 1989, Automne 89, Brême, (G) ; 1991, APAC, Nevers, (G) ; 1993, Tramway, Glasgow, (P) ; 1993, 2000, ARC, Paris, (P) ; 1997, 2002, Biennale de Venise ; 2002, PS1, New York, (P) ; 2003, Musée Tamayo, Mexico, (P) ; 2009, Dvir, Tel Aviv, et Centre for Contemporary Art, Prague , (P) ; 2010, H2O, Palais Lumière Evian, (G).

Citation(s) : Il a dit :
- I can make specific investigations into territory to do with memory (or alfunctions of memory).
On a dit :
- Il représente [...] le côté obscur des forces qui nous habitent . (Jury du Turner Prize, 1997).