Fiche de présentation

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RINKE, Klaus

né le 29 avril 1939 à Wattenscheid, Ruhr, Allemagne ; 1954-1960, Beaux-Arts Folkwang Essen ; 1962-1964, séjourne à Reims ; 1974-2004, enseigne aux Beaux-arts de Dusseldorf ; 1978, commence à sillonner le monde, de l'Australie à la Californie ; vit à Haan, Rhénanie-Westphalie, en Californie et à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Au carrefour de l'art corporel*, de plein air* et conceptuel*. Et d'abord l'eau, parce que l'eau c'est la vie. Photographe, il nie cependant cette affirmation puisqu'immobilisant une vague, il la tue, Surface de l'eau méditerranéenne, (1969). Se servant de son corps, il expérimente les capacités de durée dans des poses acrobatiques, Mutation, (1970) ; il demeure en lévitation sur trois fourches en bois, avec un éventail de perches lisses reprises aux agrès et pendues de plus en plus bas, Du mur au sol, (1970) ou au bord de la mer, Vue de l'horizontalité (1971, Sonsbeek, Pays-Bas), aux formes qui, présentées dans une lumière tamisée semblent indépendantes de leur support. Peintre non-figuratif, Queen of the Seas, (1986, LP.), grande forme symétrique blanche sur bleu nuit, se terminant vers le bas en une allusion vulvaire. Installationniste*, il recueille de l'eau de toutes les mers et de tous les océans et les conserve en bouteille ferblanterie, Instrumentarium, (1969-1985), qui donne lieu à de sobres photos en noir et blanc. Déplacement,(1972), travail de photographe, montre une même figure de os qui va en décroissant, partant d'une bande de pré pour aboutir à une lamelle de jalousie. En couleur, Le Temps du lac, (2002), l'eau dans laquelle baigne de manière quelque peu surréaliste, et un cube rouillé et une horloge sur pied. Il est ausi un imposant graphiste du noir et blanc. Ses étendards flottants, qui sur toile vierge modèlent une forme organique, graphite sur toile grège, pourraient défiler dans quelque ost de chevaliers teutoniques (1990). Ils sont repris en 2003, à l'Atelier Calder* de Saché, avec formes présentés dans une lumière tamisée qui dès lors semblent indépendantes de leur support. Ses rouleaux de câbles goudronnés prennent l'allure d'une sculpture de rue ennoblie (1992). Ses paniers d'osiers métallisés s'offrent comme d'énormes ex-voto (1991). L'eau de la vie tuée coule vers la cendre de la mort.

Expositions : 1993, gal. de France, Paris, (P) ; 1962, Le Portulan, Le Havre ; 1972, 1977, Dokumenta, Cassel ; 1973, Biennale, Sao Paulo ; 2005, Michel Rein, Paris, (P).

R├ętrospective : 1976, Centre Pompidou Paris ; 1991, Kunsthalle, Düsseldorf ; 2004, Kunsthalle et Musée Van der Heydt, Wuppertal.