Fiche de présentation

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GRAHAM, Dan

né le 31 mars 1942 à Urbana, Illinois, États-Unis d'Amérique; 1964, ouvre une galerie à New York; vit à New York.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Critique des religions, il s'exprime par la video* Rock My Religion, (1982, MACM et WAC), mettant en cause le statut de la femme au sein de celles-ci, et traçant un parallèle entre rock et culte; il suggère la substitution aux religions mystiques des transes de la musique. Conceptualiste* au début de sa carrière, il écrit des poèmes numérotés, en disposant les dix chiffres sur le papier, Scheme, (1965); ou il épilogue sur La Détumescence, (1966), et exhibe son texte. Il crée des puzzles de petits carrés, dont un manquant, qu'il faut mettre dans l'ordre, mais tous portent le mot One, (1966). Cette même année révèle sa fascination pour l'architecture, avec une série de diapositives, minimalistes*, sur les alignements ou des détails des zones pavillonnaires, sans figure aucune, toutes désespérément semblables mais transformées par la prise de vue, Homes for America, (1966-1997). S'ouvre une période d'une dizaine d'années durant lesquelles il manie la vidéo, le film, l'écran de télévision, par couples inversés, de sorte quele filmant filme l'autre qui filme le premier, Roll, (1970). Opposing Mirrors, avec ses deux moniteurs dos à dos face à des miroirs et emboîtant ainsi les spectateurs déambulant. Il projette des vidéos sur des parois de miroirs de telle manière que le spectateur puisse voir, en même temps, les réactions des autres, Three Linked Cubes, Interiror Design for Space Showing Videos, (1986, Whitney). En 1976, il devient un sculpteur qui rêve d'architecture. Il crée des maquettes de petit format ou érige des constructions à la structure d'aluminium, au verre transparent, aux miroirs, aux vitres avec ou sans tain et en tire toutes les illusions d'optique que les labyrinthes à glaces des fêtes foraines offrent, Public Space, (1976) En modèle réduit, il propose cafés, hall de clinique (1978), maisons individuelles dont une face est supprimée pour révéler l'agencement intérieur (1978), un pavillon pour planches à roulettes (1979), un café pour la Fondation Tapies (1996), etc. Revenant aux pièces à taille humaine, Two Cubes, (1986) permet de voir et d'être vu, tandis que Alterde Two-Way Mirror Revolving Door and Chamber with Sliding Door, (1987) invite à emprunter une banale porte pivotante pour se retrouver devant un porte glissante. Il se met à la portée des enfants en plaçant dans un cube, de verre toujours, un matériel de taille réduite, Girl's Make-Up Room, (1998). Il poursuit l'ambiguïté du système de l'art et du statut de voyeur-vu, comme dans Octoone pour Munster, (1987), un kiosque aveugle, de miroirs sans tain, permet de voir sans être vu. Le plus surprenant reste Triangular Solid with Circular Inserts, (1989, MBALy), avec deux parois pleines au miroir circulaire et une troisième percée d'un cercle de diamètre équivalent par lequel on peut se pencher et perdre le sens des réalités. Il poursuit sa création de pavillon de verre à poser dans la nature, Mannerism/Rococo, (2007), Un architecte dont on ne veut pas les projets ouun sculpteur qui a besoin d'architecture; minimaliste* en tous les cas.

Expositions : 1971, biennale, Paris; 1987, Arc, Paris (P); 1988, Kunstverein, Munich (P); 2007, 2009, Marian Goodman, Paris, (P).

R├ętrospective : 2001, Musée d'Art moderne de la ville, Paris; Kröller-Muller, Otterloe Kiasma, Helsinki.