Fiche de présentation

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BUSTAMANTE, Jean-Marc

né en 1952 à Toulouse, Haute-Garonne, France ; 1969-1972, sciences économiques à Toulouse ; 1973-1975, étudie la photographie chez Brihat*; 1975-1977, service civil à Maurice ; 1978, assistant de William Klein*; 1983-1987, travaille avec Bernard Bazile sous le nom de Bazilebustamante ; 1990-1996, enseigne aux Beaux-arts d'Amsterdam ; 1996, de Paris ; 2009, vit en Equateur ;  à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Il commence par la photographie, en 1977 et jusqu'en 1983, dite Tableaux. Et la reprend ultérieurement jusqu'en 2003. Un seul exemplaire, 130 x 103, horizontal, en couleurs. Pas de présence humaine, la banalité d'un bâtiment isolé seule importe qui permet de structurer l'image. Ensuite viennent de très grandes photos au bromure d'argent, frontales, Lumière, (1991, VAbe). Ouvertures II, (1994, FRAC Bretagne),  épreuve en couleurs sur  table basse ad hoc, T124, (1991, MNAM), des épiceas, de bord à bord en légère plongée avec dans chacune des trois oeuvres une allusion imperceptible à l'espace.
Sculpteur à compter de 1982 et jusqu'en 1991, non-figuratif*, il baptise ses oeuvres Paysages. Il conceptualise* la notion d'espace et de ses limites psychologiques. Il en tire des objets géométriques de métal passé au minium après avoir été crénelé. Depuis 1986, il est auteur d'installations* simples, Continent, I-IV, (1992), rouleaux de moquette en partie déroulés, sur lesquels est posée une forme humaine en plâtre plat, comme un patron prêt à découpe; des armatures de lit d'hôpital séparées par un panneau laqué blanc, rappel des salles communes des hôtels-Dieu, Sans titre, VI, (1989, SMAK). En 1996, il boulonne le verre en un Meccano géant et transparent. il oppose des photos spatiales à des tours-cages dans lesquelles pépie un oiseau et le silence du vide n'en est que plus oppressant, Suspension, (1997). Sculpteur paradoxal, il enchâsse des briques bruts dans un cadre de bois précieux, Ici-Là, (1990, VAbbe). Plus simplement, il découpe dans l'acier des silhouettes de conifères, les troue, les peint en blanc, ce sont Arbres de Noël, (1994-1996).
Quant à la peinture elle se fraie un chemin dans un cadre de métal dont les bords intérieurs sont irrégulièrement, grossièrement, découpé ; elle est peinte à l'églomisé, monochrome, avec des interstices, des déchirures qui laisse aussi le mur apparaitre, (2005), ou un entrelacs de fils de fer noirs ponctués ou maintenus par des barres vertes à pied Panorama Transfer, (1998, VP). Des plaques de plexiglass noir sont percé d'un oculus qui laisse voir le blanc du mur et leur contour est ondulant, (2005), comme  Panoramas, lignes d'encre monochrome, peintes de même dont le geste est tantôt contrôlé, tantôt graffité*, mais qui, posé à quelque distance du mur, est doublé d'ombres, Panoramique submarine, (2000). Il en va de même lorsqu'il emploie des couleurs industrielles, avec des solutions de continuité et un sujet accessoire en application, La Chambre des saintes, (2008), Mercator, (2010), un bol devant un fond de deux caillebotis
Il revient à la photo en 1992. Somehing is Missing, (1999) avec la banalité de celles d'un amateur possédant sa technique ; mais leur format et leur sujet, les caractérise, no man's land, entre banlieue et ville, les pavillons eux-mêmes, désespérés d'être inhabités.

Expositions : 1977, Château d'eau,Toulouse, (P) ; 1982, Baudoin Lebon, Paris, (P) ; 1986, Bärbel Grässin, Francfort, (P) ; 1996, Jeu de Paume, Paris, (P) ; 1999, Tate, Londres, (P) ; 2003, Biennale de Venise ; 2006, 2012, Thaddaeus Ropac, Paris, (P).