Fiche de présentation

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RHEIMS, Bettina

née le 18 décembre 1952 à Paris, France ; mannequin ; galeriste ; 1978, se consacre à la photographie.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Photographe

Présentation : Après avoir travaillé pour la mode, elle montre des femmes dans des attitudes aguichantes, Nus, (1980) ;  puis des Animaux, (1984), gorilles pris de face, sur fond nu, grandeur nature, saisissants, dont on croit qu'ils sont vivants alors même qu'ils sont naturalisés. Des nus de femmes aussi, de la série Espionnes, ou Chambres closes, (1991). Portraitiste, Female Trouble, (1979-1991), elle montre les actrices, telles qu'elles veulent paraître, en représentation. En collaboration avec le cinéaste Serge Bramly pour la mise en scène, N.R.I, (1998) ou la vie de Jésus dans un cadre supposé moderne, à l'instar des peintres gothiques et renaissants (elle s'inspire une fois de Mantegna, ou une autre de Fouquet) qui la déroulent dans un environnement et des costumes d'époque. Ici, la perfection des images en couleurs (et quelques-unes en noir), léchées, où la poussière elle-même est propre, opère une réincarnation maniérée, aux décors, aux habits, à l'éclairage théâtraux, renouvelant le style Saint-Sulpice, fortement érotisé. 186 acteurs (doublés de 117 costumiers et maquilleurs) incarnent successivement les mêmes personnages, Jésus, Marie, les apôtres. Elle est l'auteur du portrait officiel du président Jacques Chirac, (1995).
Elle séjourne six mois à Shanghaï et en rapporte des photos prouvant que "La Chine a décollé"; centre d' affaires, La Tour de la perle de l'orient, (2002), Abbesse boudhiste, Guan Xin, (2002), en totale ataraxie, mais aussi rappel théâtral de la révolution culturelle, Shi Min, jouant le rôle d'une héroïne révolutionnaire, (2002) , ou convalescentes de chirurgie esthétique, Hopital du Peuple, (2002), sans oublier les femmes dénudées, Joanne, devant la calligraphie d'un poème célèbre, portant le manteau de l'académicien Maurice Rheims, son père, (2002). Elle photographie en très grand formats, deux fois plus grands que nature des femmes dont le détail de la peau ou la caractéristique de la médaille, peuvent être lus, Rona Hartner ; la mondanité refait surface, Anna Thomson ; la mise en scène, Diana Dondoe; ou l'érotisme, Maya Barsony ; toutes sur fond de badigeon grisâtre, paraphrasant la peinture demi-mondaine des années 1930, (2004-2005), dégagent les stéréotypes du genre osé, (2008), des femmes dévêtues, sur des coussins ou des draps à fleur. Ces portraits dégagent, par leur dimension, une présence qui en impose. Deux cents photos en noir et blanc, posées, et retravaillées à l'ordinateur, donnent une un titre allusif à Duchamp*, Rose, c'est Paris, (2009) ; elles sont censées raconter une histoire érotisme et sadisme associés ; le fil conducteur est peut-être fournit par le film de Serge Bramly qui les accompagne ; c'est surtout du porno-chic, immobile parce que glacé. Elle travaille le Gendert Studies, (2012),exploration di monde des travestis.

Expositions : 1981, Centre Pompidou, et Texbraun, Paris, (P) ; 2000, Maison européenne de la photographie, Paris, (P) ; 2003, 2008, Jérôme de Noirmont, Paris, (P).

R├ętrospective : 2000, Berlin, Bruxelles, Düsseldorf, Lyon, Milan, Oslo, Vienne ; 2002, Maison européenne de la photographie, Paris, (P) ; 2006, Musée d'art contemporain, Lyon ; 2010, Bibliothèque nationale de France.