Fiche de présentation

imprimer la fiche

STRÖMHOLM, Christer

né en 1918 à Stockholm; 1937, école d'art Winkler, Dresde ; 1938, commence à peindre ; 1939-1945, engagé dans l'armée norvégienne et dans la Résistance durant la guerre fino-soviétique ;1946-1954, Beaux-arts, Paris ; études d'art à Faenza et à Florence ; 1956-1962, vit à Paris ; 1962-1974, directeur de l'École de photographie de l'université de Stockholm ; 1958, séjourne régulièrement dans sa maison de Fox-Amphoux, Vr ; 2002, meurt le 10 janvier à Stockholm. 
signature : de 1950 à 1953 Christer Christian.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Photographe

Présentation : Peintre à ses tout débuts. Photographe ensuite. Documentariste en noir et blanc, il transcende l'anecdote. Les portraits deprostituées, faussement instantanés, comme La Dame blanche, Barcelone, (1959), blafarde et plantureuse, épreuve et tirage côte à côte, démontrant que le tirage est le plus important, et les transsexuels de la place Blanche, (1960).
Portraitiste de célébrités, Giacometti, aperçu derrière un carreau de sa fenêtre, (1960), Man Ray, à la tête de moine, (1960), Duchamp, ses fanons et ses éphélides, (1963). Il explore le cimetière de Montmartre (1949) et multiplie les images de prostituées et de travestis, beaux, naturels, sans les outrances habituelles (1950-1961), "tchékovienement" tragiques. De nombreux portraits d'enfants, heureux ou misérables, Blind Girl, Hiroshima, (1964) d'autant plus pathétique que la prise est à bout portant. Ses images rappellent l'atmosphère d'Hôtel du Nord. Généralement ce sont des images portraits mais en plan serré, presqu'au contact, il prend deux nez et deux bouches enlacés, (1962) ou un nu de dos face à son miroir, Hôtel Idéal, place Blanche, (1960) que ne désavouerait pas un peintre du XIXe.
Il quiite la figure pour des images expérimentales,traitant toutes d Vanités, (1949-1995), écorce, cerveau, rocher.
pour des abstractions à la Soulages*, Chez Liss Erikson à Paris, (1949), des graffitis à la Man Ray*, Paris, (1960), trace de mains qu'on imagine sanglantes,.
En 1966, il photographie la rue parisienne, ses affiches, ses devantures, ses mannequins, ses vitrines, ses enseignes. Il attend le moment de "lumière disponible" pour éclairer ses figures, toujous prises en noir et blanc.
En 1976, il procède à des photomontages pâlement colorés, comme les cartes postales des Années folles, il les signe CHR, les numérote 1/5 et les date du tirage; il ne titre jamais car "Il incombe au spectateur de décider ce qu'il voit".

Expositions : 1965, A ma propre mémoire, Grand magasin NK, Stockholm, (P) ; 1981, 2005, Rencontres d'Arles ; 1986, Musée d'art moderne, Stockholm, (P) ; 1990, fondation de Seralves, Porto (P) ; 1992, Centre culturel suédois, Paris, (P) ; 2006, Hôtel de Suly, Paris, (P) ; 2012, VU, Paris, (P).

Succession : L'agence VU, gère ses droits.