Fiche de présentation

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EGGLESTON, William

né en 1939 à Memphis, Tennessee, États-Unis d'Amérique ; grandit à Summer, Mississipi ; 1962, diplômé de Vanderbilt University ; 1976, son exposition du MoMA fait scandale, parce que la couleur est considérée comme un genre mineur ; 1981, est déclaré "inventeur" de la photographie en couleurs par le conservateur du MoMA ; vit à Memphis.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Photographe

Présentation : À compter de 1960, et jusqu'en 1966, il use du noir et blanc, préférant aux prises frontales d'Evans* les diagonales de Cartier-Bresson*. Au milieu des années 60, il se met à la couleur, décidant de prouver que celle-ci pouvait avoir ses lettres de noblesse. Photojournaliste, il répertorie son État natal, ses habitués de club de nuit, NightClub Portraits, (1973), pour lesquels il reprend le noir et blanc et dont il donne des portraits "photographiquement icorrects"; grimaces, denture défectueuse, curage de nez, etc; ses habitants ordinaires, Morton, Mississipi, (1974) ; ses villes, et ensuite ses déserts ainsi que ceux de Californie, d'Arizona et d'Utah, moins leur nature que leurs bâtiments abandonnés, le long des routes. Il enregistre aussi bien les belles limousines américaines que les pavillons prêt-à-habiter, les natures mortes de bouffe, Sans titre, (1972), réfrigérateur débordant, ou de repas, Summer, (1975), la subordination posée du domestique noir derrière son matre blanc, 'Cassidy Bayou in Background', (1971). Tout mérite image, de la mobylette stationnée, 'Memphis', (1969) au charriot de cantine, 'Memphis', (1970). Ses titres sont tautologiques par leur banalité, 'Homme nu', (1970) ou 'Cactus', (2000), quand il ne baptise pas la totalité d'une exposition 'Sans titre'. Il pratique des formats moyens, exclusivement. Son originalité réside dans son procédé d'impression, le "dye-transfer", consistant à imprimer couleur par couleur et à obtenir ainsi des contrastes, des pâleurs, des accentuations à son gré. Chargé par la municipalité de Dunkerque de faire le portrait de la ville, il se concentre sur l'activité portuaire, inanimée, machines, conteneurs, tas de matériaux dont il fait une abstraction*; en gros plan frontaux, des inscriptions sur parois métalliques ont l'allure de peinture par Peter Kläsen*. Les images d'activités populaires, dans lesquelles sont présentes des figures, sont rares, 'Spirit of Dunkerque', (2006, MAMD), comme sont rares les images typiquement parisiennes commandées par la fondation Cartier, (2006-2006); il avoue lui même qu'elles pourraient provenir de Mexico; il s'y intéresse azux détails , graffiti dont il expose une série à côté des siens, ou plus exactement de pzetis formats abstraits lyriques colorés par un entrelac de filamants.De Paris proprement dit on retient la croix verte de pharmacie, les barricades de travaux publics, (encore qu'ils sont peut-être les mêmes à Mexico); pour le reste ces ont des bagagees devant un hôtel, une télévision allumée sans image mais avec brouillard, un étal de poissons soigneusement rangés, des affiches déchirées, 'c'est la vie d'aujourd'hui', dit-il..

Expositions : 1974, Jefferson Place, Washington, (P) ; 1976, Modern art Museum, New York, (P) ; 1985, Victoria & Albert Museum, Londres, (P) ; 1993, Metropolitan Museum of Art, Tokyo, (G) ; 1998, Marion de Beaupré, Paris, (P) ; 2000, Fondation Cartier, Paris, (G) et 2009, (P).

R├ętrospective : 2001, fondation Cartier, Paris; 2008, Whitney, New York.