Fiche de présentation

imprimer la fiche

OROZCO, Gabriel

né en 1962 à Jalapa, Veracruz, Mexique, fils du muraliste Mario Orozco Rivera ; 1981-1984, Arts plastiques de Mexico ; assistant de son père ; 1986-1987, Beaux-Arts de Madrid ; vit à New York.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Il commence par la photographie, en 1986, la poursuit encore en 1999, la considérant, avec le langage, comme l'outil du conceptualisme*. Piratant*, il sélectionne des photos de sports dans des journaux les retravaille sur ordinateur, et les présente en grandes dimensions, tramées et agrémentées de ballons de football ou de rugby, en deux ou quatre couleurs primaire, de telle façon qu'ils semblent entrer dans la compétition. C'est la série dite des Atomistes, (1996). Mais avec beaucoup moins d'intervention, il montre de simples photos couleurs regroupées par quatre, selon des affinités chromatiques ou de sujet, toujours banal mais que son oeil saisit pour sa poésie, Breath on Piano, (1993) et la série des motos jaunes, Until You Find Another Yellow Schwab, (1995, Tate). Un diptyque en hauteur, torse avec les mains fermées, puis le même avec les mains ouvertes sur un coeur d'argile dont la couleur se confond avec celle de la peau, apportant ainsi un sentiment de cruauté, My Hands and My Heart, (1991). ; il transforme des melons d'au en bonbonnes de gaz, Cats and Watermelons, (1992). Il peint, peu, organisant un arbre de ronds, de demi-ronds, primaires et or, Kytes Tree, (2005, MoMA). Ses installations touchent à tout. À la sculpture avec un Serpent, (1991), courbe de 4,60 m de fers rouillés dont chaque pièce est une squame. À la transformation d'engins emblématiques du pays où il se trouve, Four Bicycles, (1994), soudées ensemble aux Pays-Bas,, souvenir des 5 Solex d'Arman*en 1989. A une DS (1993, FNAC,) amaigrie dont le centre est supprimé dans la longueur et qui adopte un profil de lévrier, pour la France. A un Elevator, (1994), posé au sol et de dimensions réduites, les siennes. Une déclaration politique provocatrice : " Clinton is Innocent ", accueille en lettres géantes le visiteur de 1998. Puis les idées les plus farfelues et les plus hétérogènes sont mises en oeuvre comme Blackboards, (1997), 10 tableaux noirs sérigraphiés de spirales et de grilles ou Toilet Ventilator, (1997), ventilateur plafonnier agitant des rouleaux de papier hygiénique. L'impossible peut être artistique comme cette maquette Observatory House, (2006), où une caité remplace la coupole. Plus graphique, un couloir labyrinthique de 360 papiers Chine identiques, disposés sur trois hauteurs, sur lesquels il a peint en couleurs vives des taches florales, Coloured Travel through Flowers, (1998). Ou encore ce crâne peint en damier, Black Kites, (1997), qui pourrait être celui de Vasarely*. Interventionniste*, il abat le mur d'une galerie, récupère les fragments les plus importants et y trace au graphite un cercle qui s'y inscrit, (1999). Inspiration plurielle, multiple. Chicotes, 2010, débris de pneus sur aluminium, ou Roiseaux, (2012), douze mobiles, guirlandes de plumes d'oiseaux sur tige de bambou, 

Expositions : 1983, Salon d'arts plastiques, Mexico, (G) ; 1986, Xin, Mexico, (P) ; 1987, Centre culturel du Mexique, Paris, (G) ; 1989, Festival latino-américain, Brasilia ; 1993, Moma, New-York, (P) ; 1993, 2012, Chantal Crousel, Paris, (P) ; 1998, Arc, Paris, (P) ; 2004, Hirschorn, Washington, (P) ; Sepentine, Londres, (P) ; 2010, Centre Pompidou, Paris, (P) ; 2012, Marian Goodman, Paris, (P).