Fiche de présentation

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PAIK, Nam June

né le 20 juin 1932 à Séoul, Corée; 1945, commence l'étude de la musique ; 1949-1956, Hong Kong, puis université de Tokyo, où il étudie l'histoire de l'art et la musique avec une thèse sur Schoenberg ; 1956-1957, rencontre avec Stockhausen à Munich, Cage* et Makiunas* à Darmstadt ; 1961, participe à des concerts Fluxus*; 1964, arrive à New York ; collabore avec Charlotte Moorman*; 1996, victime d' une thrombose cérébrale qui le laisse partiellement paralysé mais ne l'empêche pas de concevoir d'autres oeuvres;  2006, meurt le 29 janvier à Miami.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Vidéaste

Présentation : Au Städisches Museum de Wiesbaden, il plonge tête, mains et cravate dans un récipient rempli d'encre et de jus de tomate, puis s'essuie en se traînant sur une bande de papier : Zen for Head, (1962, musée de. Wiesbaden). C'est la concrétisation de l'injonction de son ami compositeur La Monte Young qui demandait à l'interprète : " Tirez un trait puis suivez-le ". C'est aussi l'une des premières interventions Fluxus, dont Zen for Walking, (1961, MMKW), boulet enchaîné à des sandalettes, Danger Music n°1 for Dick Higgins, (1962), avec jet de papiers sur le public et Violon cassé, (1966, WAC), témoigne de l'engagement pour contester l'ambiguité de ce nouveau moyen de communication. À compter de 1963, il est le principal créateur d'installations* à base de vidéo projetées, une ligne verticale blanche partage par le milieu, Zen for T.V. ou 13 distorted T.V. sets, (1963-1975, MMKW) ou Iching T.V. (1974, ibid), écran avec pour mire une broderie; dans des murs de postes de télévision, surtout, Moon is the Oldest T.V, (1965-1992, MNAM) présente 17 récepteurs avec des phases en noir et blanc de la lune. Videofish, (1978-1985, MNAM) ou 7 vidéodisques vu au travers de 7 aquariums peuplés. Il procède aussi à des pièces montées, comme Operasextronique, (1967) et TV-Bra, dans lequel Charlotte Moorman* porte un écran sur chaque sein ; T.V Budha,Beuys as India Chief and TV Eyes, (1984, MACM) d'une série de trois, pose une statue en face d'un écran projetant une démarque d'un documentaire sur Mac Luhan ; ou encore (1989), où la vidéo* est réduite à une vibration dans les yeux d'un masque africain posé devant un collage d'affiches; dans Danton, (1989), 12 postes sont ajustés en figure aux bras en croix, tandis que pour Fucking Clock, (1992, MNAM), chaque minute est indiquée par un coït de métal filmé en circuit fermé. Il n'en renonce pas pour autant aux actions, puisqu'il fait jouer de la musique par un robot ou donne Variation sur un thème de Saint-Saens, (1964) en bouleversant la partition. Pour les jeux olympiques de Seoul en 1988, il entasse dans une forme pénienne 1003 écrans de télé.
Il n 'est pas le premier à user de videos dans des installations ; il est précédé par Vostell*, mais il est le premier à les avoir détournées. Il réalise des infographies* (1985-1988) et vient à la peinture en posant sur un support rectangulaire de simples touches d'huiles, comme sur une palette, Peinture, (1997).

Expositions : 1963, Wuppertal, (P) ; 1965, Bonno, New York, (G) ; 1976, Kölnischer Kunstverein, Cologne, (P ); 1977, Documenta, Kassel ; 1978, Musée d'art moderne de la ville, Paris ; 1986, Centre Pompidou, Paris (P) ; 2001, Guggenheim, New York.

Rétrospective : 1982, Whitney, New York ; 2000, Solomon Guggenheim, New York.