Fiche de présentation

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DEYROLLE, Jean

né le 20 août 1911 à Nogent-sur-Marne, Val-de-Marne, France ; petit-fils du peintre Théophile Deyrolle ; cousin de Jeannine Guillou*; passe son adolescence à Concarneau ; 1929-1932, école de publicité, Paris ; 1932, voyage en Afrique du Nord et y rencontre sa cousine Jeanne Guillou, compagne de Nicolas de Staël*; 1938, rentre à Concarneau et y découvre l'oeuvre de Sérusier ; 1939-1941, mobilisé aux armées ; 1942, s'installe à Paris ; 1947, découvre Gordes et y travaille régulièrement ; 1950, enseigne aux Beaux-arts de Munich; 1951, abandonne l'huile pour la tempera; 1967, meurt le 30 août à Toulon d'une crise cardiaque.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Figuratif jusqu'en 1944, Autoportrait, (1942), dans ce style charnière entre le postcubisme et l'Art déco*, il est surtout apprécié et reconnu pour sa production non-figurative*. Jusqu'en 1949, dans les teintes sourdes des cubistes*, ses compositions comportent des arabesques serpentant sur ou dans des géométries touffues, compressées, Au-delà du visage (1945), mais aussi des forme plus simples, où la droite se prolonge en courbe comme une batte de base-ball, composition déjà moins complexe d'une palette qui s'éclaircit. Il donne aussi des dessins au fusain, froissés et défroissés. À compter de 1949, ses géométries se rythment en alternant les couleurs sombres et claires, devenues positives et négatives selon l'oeil du spectateur; leur nombre ne diminue pas, mais superposées, ou flottantes, Malon (1953), elles diminuent de surface jusqu'à devenir menues comme celles d'un kaléidoscope; les à-plats sont composés de minuscules carrés dans lesquels on sent la marque du couteau. Cette oeuvre va se simplifiant par l'agrandissement des motifs et la diminution conséquente de leur nombre, Amadeus, (1955, MRBABx), n'est pas sans rappeler Poliakoff*; embardée de traits mouvants en spirales, sur gémoétries grises,(1958). Il opère un certain retour au réel par l'abstraction*, Nithaud, (1965, KAI), portes romanes, demi-cercle d'un plateau de théâtre, dans les gris et beiges. Retour plutôt accidentel, car la dominante allie droit, courbe et angularité dans des teintes étouffées où apparaît parfois un rehaut de jaune, Mars, (1953), ou de rouge, Bruce, (1956). En 1960-1962, il s'essaie brièvement à des écritures hiéroglyphiques, ou des courses de lignes vers un cerce. Ses dernières toiles, à compter de 1953, adoptent les angles aigus disposés en faisceau d'ailes (1966).

Expositions : 1935, Fès (G) ; 1944, Salon d'Automne, Paris ; 1947, Denise René, Paris ; 1954, Birch, Copenhague ; 1999, Lahumière, Paris, (P).

R├ętrospective : 1956, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles ; 1966, Denise René, Paris ; 1975, musée d'Art moderne de la ville, Paris ; 1979, musée de Quimper ; 1991, musée Campredon, L'Isle-sur-la-Sorgue.

Citation(s) : Il a dit : " La peinture est une multiplicité et une combinaison de formes et de couleurs [...], le tableau se fait sur la toile sans que le raisonnment intervienne. [...] Le tableau devant être un support pour l'imagination du spectateur, je cherche à lui procurer un vrai spectacle, avec renouvellement. "