Fiche de présentation

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SINGIER, Gustave

né le 11 févier 1909 à Warneton, Wallonie, Belgique ; 1919, sa famille s'installe à Paris ; naturalisé français ; 1923, école Boulle et commence à peindre ; dessinateur chez un décorateur ; 1951, enseigne à l'académie Ranson ; 1967, aux Beaux-Arts de Paris ; 1984, meurt début mai à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Il dit adieu à la figuration avec Le Quatuor, (1949). Depuis 1943, il a compris comment les jaunes et les rouges des fauves* peuvent être répartis en formes représentatives de la réalité, mais abstraites*, en géométries de lus en plus indépendantes, selon une grille qui s'apparente à l'art du vitrail dont les plombs seraient absents, Jeune fille au piano, (1945). De 1948 à 1956, il est abstrait géométrique. Les formes sont isolées sur des fonds eux-mêmes partagés e triangles, Pasquier, (1951, Musée contemporain, Dunkerque), avec tibias et boomerang agencés rouges sur fond parme, ou en parallélépipèdes, Mandettina, (1953, MBALH), ou Intérieur blanc à la fenêtre, (1955, MBALH). Les formes son frappées de gros ombilics annonçant les flagelles de la période suivante. La palette est sourde.
À compter de 1961, il prend place de toute évidence parmi les paysagistes abstraits*. Sa couleur éclate dans une pâte grumeleuse qu'elle fait briller ; turquoise et vermillon, L'Arbre au matin, (1963),  frémissent sur la surface ocellée d'une eau fluorescente. Les flagelles, ligaments végétaux ou animaux, que seul le microscope montre, mais aussi les algues, coraux, têtards glissent dans un monde aquatique émeraude ou manganèse, accompagnés de couleurs périlleuses comme des roses jamais mièvres, rehaussés de rubis. Il met le monde sous-marin en pleine lumière, il étale sa munificence, Composition, (1967), ou Un Balcon en forêt, (1973) .

Expositions : 1946, Drouin, Paris; 1982, École des beaux-arts, Paris.