Fiche de présentation

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RAZA, Sayed Haider

né le 22 février 1922 à Barbarhya, Madhya Pradesh, Inde ; 1939, Beaux-Arts de Nagpur ;  1943, diplômé de Sir J.J. School of Art, Bombay ;  1950-1953, Beaux-Arts de Paris ; ca.1960, épouse Jeanine Mongillat*; 1962, s'installe à Paris ; enseigne à Berkeley ; vit à Gorbio, Alpes-Maritimes ; ca. 2010, retourne en Inde

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Après Village fortifié, (1952), et Croix sous l'orage, (1957), il semble abandonner la réalité. De 1953, Gorbio, village provençal, réduit à des géométries cubiques limitées par de fermes traits noirs, baignant dans une lumière nordique de camaïeu gris sombre, tragique et antinomique des ciels du Midi avec seul un rehaut de pourpre, un autre d'ocre à Seine-Port, (1960), perdu dans une végétation dense comme un moucharabieh, il abstrait*. Paysage, (1960), bande  de plots de couleurs, non bordés cette fois, éclairés, blancs dans entouré de pourpre et de noir, ou Jardin, (1964), relève de la même construction de géométries avec un flamboiements des rouges dans un ensemble nocturne. En 1966, il peint des paysages abstraits* lyriques qu'il reprend en 1990.
De 1967 à 1971, il est non-figuratif*, P834, (1970). En 1976, dans de grandes toiles unies, il ouvre des fenêtres par lesquelles frémissent des reflets imaginaires. En 1983, de grandes toiles faites de triangulations tantôt juxtaposées, tantôt superposées, tantôt rigoureuses, tantôt fondues dans le coup du pinceau, Prakriti, (2001) ; la profondeur vient de la variation des couleurs à dominante chaude ou à dominante humide. Paysage? Tout au plus suggéré : l'heure de la méridienne ou la jungle tropicale. Et généralement ignoré, Prakiti, (1998), combinaison cercles bandes et triangles, à la manière d'Herbin*, ou Srakiti, (2002).
En 1990, retournant aux sources orientales, il développe le point qui s'élargit jusqu'au cercle, jusqu'à une sorte de roue d'Açoka faite de circonférences concentriques séparées par une fine solution de continuité, sans jamais verser dans l'art optique* et son effet rétinien, Nad, (1987), L'Arbre, (2008). Du point, bindu au cercle, mandala. Les oeuvres sont souvent faites de diptyques verticaux, l'un des panneaux étant réservé au cercle et à ses variations, l'autre au monochrome correspondant à la dominante du premier frappé de phrases en sanscrit. Les bandes horizontales, les triangles isocèles trouvent leur crépitement doux dans cette solution de continuité récurrente, (2004, 2010), que l'on retrouve dans des touches ardentes qui pourraient être des morceaux de roche, d'une montagne indiquée par des diagonales, (2010). Toutes les couleurs sont requises, le noir comme le rouge ardent, le beige pâle comme le bleu azuréen. Une éclipse totale montre un cercle parfait bordé d'une légère ligne éruptive.

Expositions : 1947, Art society, Bombay ; 1958, Lara Vincy, Paris ; 1980, Galleriet, Oslo, (P) ; 1997, Musée des Beaux-arts, Bhopal, (P) ; 2010, Patrice Trigano, Paris, (P).

Rétrospective : 1991, Palais Carnoles, Menton.

Musées : Tour Lascaris, Gorbio, une centaine d'eouvres.