Fiche de présentation

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KATAOKA, Tamako

née le 5 janvier 1905 à Sapporo, île d'Hokkaïdo, Japon; 1923, Beaux-Arts des Jeunes-filles, Tokyo; 1926-1955, institutrice; 1956, enseigne aux Beaux-Arts des Jeunes-filles, Toky; 1966-1973, à l'université d'Aïchi; 1925, à Sapporo-Hokkaido, Japon; 1926, École des beaux-arts de jeunes filles; 1952, élue à l'Académie des Beaux-arts; 955, enseigne à cette même école.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Elle continue et bouleverse tout à la fois la tradition jponaise. Elle la continue par ses thèmes, celui des acteurs grimaçants, des portraits sereins et dépouillés, des paysages du mont Fuji; par le télescopage des plans, la réduction à l'essentiel et les fonds vides. Mais elle la transgresse en pratiquant l'hile sur toile et non l'estampe et le papier, en dessinant au feutre et non au bambou, puis en appliquant l'huile au doigt et en créant de très grands formats. La Nèfle, (1930) est issue exclusivement de la tradition : gros plan d'une branche d'arbe qui se suffit à lui-même. La Mer, (1959) aux teintes sourdes, cloisonniste, évoque la montagne et Pont-Aven. De 1961 à 1969, elle peint l'art du spectacle avec la sauvagerie qu'il suppose. Elle retient l'accumulation des tissus chamarrés et décratifs, opposés à la dureté grimaçante des masques, Vieux Couple, (1969, musée d' Hokkaïdo). De 1966 à 1991, ce sont des portraits d'hommes célèbres de la culture japonaise, religieux, auteurs, peintres. Le graphisme est traditionnel, les dimensins sont exceptionnelles à l'échelon d'une galerie publique. D'autres portraits sont doubles, Un maître et son disciple fameux, (1979-1991). Les visages sont taraudés de rides, voire de rictus; le personnage est présenté de buste, jambes repliées ous lui, sur fond nu. En 1983-1987, des portraits de groupe abandonnent la simplicité pour accéder à des constructions élaborées qui renvoient aux célèbres batailles d'Uccello, L'Écrivain Kawatake et le peintre Toyokumi, III, (1983). Depuis 1967 u moins, elle est fascinée par le Mont Fuji, qui est la montagne Sainte-Victoire des Japonais. Elle s'exprime avec violence dans de multiples variations chromatiques et de premier plan : tantôt il se détache en rouge, en bleu, en jaune, tantôt le mont est u derrière des fleurs, des cascades, des parcs ou des collines. Elle adopte la fougue et la brillance de Van Gogh (qui a lui-même ressenti l'influence du Japon); elle la tempère par certaines minuties décoratives de motifs dans les à-plats qui rappellent la fois l'Extrême-Orient et la Vienne de Klimt* et d'Hundertwasser*, d'autant qu'elle recourt à l'or. Elle réussit à renouveler ce sujet tant exploité, en jonglant avec force et séduction. Une adjonction de 8 fuilles de paravents, Lumineuse blancheurde l'Himalaya, (1991, mus"e d'Ibaraki), détache les cimes enneigées de carrés d'o martelés à la place du ciel.

Expositions : 1930, salon Inten, Tokyo; 1972, Tamenaga, Paris.

Rétrospective : 1992, Espace des arts Mitsukoshi, Paris.

Musées : musée d'Art moderne de Kamakura, qui conserve ombre de ses portraits, et musée d'Art moderne d'Hokkaïdo.