Fiche de présentation

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GIRIEUD, Pierre

né le 17 juin 1876 à Paris, France ; 1879, déménage pour Marseille ; peint en autodidacte ; 1900, s'installe à Montmartre*; 1909, fait partie du NKVM*, d'où naît le Blaue Reiter*; 1915, se consacre à la fresque et à la décoration ; 1948, meurt le 26 décembre à la Maison des artistes de Nogent-sur-Marne ; 2006, son atelier est dispersé par Me Bisman à Rouen.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : De 1900 à 1912, il s'ouvre à toutes les influences de la modernité avec la constante majeure du cloisonnement à la Nabi, entourant des à-plats expressionnistes*. Gauguin est présent, Moïse, (1907, MPSG), la métaphysique*, Autoportrait, (1910) mais aussi le fauvisme* qu'il anticipe dès 1902 et mène jusqu'à Porta Ovile, Sienne, (1911, MNAM). Maurce Denis, Tentation de saint Antoine, (1904) ou Le Baiser de Judas, (1908, MPSG). Toulouse-Lautrec, Nu, (1905, An.) ou Nu, (1906, PPG) et son épigone Valadon*, pour la série des grands nus sur fond dépouillé, en 1909, 110 et 1924, Nu, (1910, PPG). La même année, participe à un canulard exposé au salon des Indépendants,sous le nom de Boronali*. Carra* lorsqu'il peint Le Balcon, (1928). On retrouve aussi l'inspiration cézannienne, circonscrite toujours dan le cloisonnement, Pays d'Italie, (1907, MPSG) et Petit Lesbos, (1910, PPG). Le Portement de croix, (1907, MSKM) est une oeuvre sui generis,, la plus proche des Lombard* et Mathieu-Verdilhan*, ses pays en somme. Ensuite vient une longue période où il se consacre à la fresque, à de grands panneaux décoratifs, à l'illustration, avant de revenir vers 1925 au tableau de chevalet. Constructions inspirées de Puvis de Chavannes, Projet pour la chapelle du Jas de Puyvert, Les Trois grâces et le peintre peignant, (1935).

Expositions : 1902, Salon des Indépendants, Paris,; 1907, Libre esthétique, Bruxelles, (G) ; 1909, NKVM, Munich, (G) ; 1913, Armory Show, New York ; 1914, Rosenberg, Paris, (P).

R├ętrospective : 1996, musée Cantini, Marseille.

Citation(s) : On a dit :
-  Il s'efforçait vers le le sublime mystique. (Apollinaire).
-  Il y avait chez lui, une sorte d'hiératisme qui m'attirait. Je ne sais pas où j'étais aller le pêcher cet hiératisme.   (Marcel Duchamp).