Fiche de présentation

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CHAMPION-MÉTADIER, Isabelle

née en 1947 à Tours, Indre, France ; 1966-1969, Beaux-Arts de Tours ; 1970-1973, Beaux-arts de Paris ; 1995, s'installe à New York.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Sculpteur

Présentation : Auteur de natures mortes. Dans les grands formats comme dans les autres, elle use d'une pâte solide, cimentée, choisie dans une palette forte et vive ; elle inscrit des fruits sur des géométries et représente l'aboutissement d'une peinture française des natures mortes ; c'est Braque* pour la matière, Matisse* pour le trait et elle-même pour la synthèse. Dans une volonté d'abstraire, elle projette sur la toile, non la nature morte mais son ombre allongée, et elle se rit des lois de la pesanteur.
Au début des années 90, elle rejoint le club des muralistes* mémorialistes et, peu après, celui de la non-figuration* organique à base d'une alchimie de matériaux dont elle tire "une analyse macro- et microscopique de la nature",
À la fin de la décennie, sur champ uni couleur bonbon acidulé, elle pose une pièce qui relève peu de la figuration, suggère une pierre grossièrement taillée en vanité ou une coquille peinte avec des pigments foncés mêlés à une forte dose de vernis : c'est le dur contre le mince. L'articulation de formes nettes mais étranges se poursuit Time trackers, (2005) on peut penser à une cornemuse bicolore, de grande dimension, 230 x 130 cm, détaché d'un fond blanc. Puis viennent les fonds noirs sur lesquels les couleurs en à plat, dont une très vive, font contraste, Time trackers II et III, (2009) ; des bandes incurvées, des cercles aplatis, on peut imaginer un tabouret de designer,  un croisement de ventouses. Elle continue avec du  shellac, résine naturelle provenant d'excrétions d'insectes, et obtient la translucidité, (2008) ; infographe*, encore, (2010), la même énigme demeure, (2009), reprise dans la photographie retouchée par informatique d'objets gonflables, Capture, (2011) aux teintes acides.
Elle est aussi sculpteur, créant des formes hautes de 4 m, noires, luisantes, issues des réminiscences de son enfance, quand il lui était interdit de fréquenter les parcs de Tours à cause des satyres qui y rôdent.

Expositions : 1977, Stevenson-Palluel, Paris, (P) ; 1980, Enstom, Stockholm, (P) ; 1981, Musée national d'art moderne, Lisbonne, (G) ; 1998, Montenay Giroux, Paris, (P) ; 2007, Musée d'art moderne et d'art contemporain, Nice, (P) ; 2010, Bernard Ceysson, Paris, (P) ; 2011, Catherine Putman, Paris, (P).

Citation(s) : On a dit :
- Ce coquillage qui m'offre un développement combiné des thèmes simples de l'hélice et de la spire. (Paul Valéry).