Fiche de présentation

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CAHN, Marcelle-Delphine

née le 1er mars 1895 à Strasbourg, Bas-Rhin, France, (alors Allemagne) ; 1911, Beaux-Arts de Strasbourg ; 1914, élève de Corinth*, à Berlin ; 1918, retour à Strasbourg et nombreux va-et-vient avec Montparnasse*; 1920, atelier d'Arraujo, à Paris ; académie Ranson, Académie moderne, avec Othon Friesz*, académie de la Grande Chaumière*, avec Léger* et Ozenfant*; 1929, adhère à Cercle et Carré*; aux musicalistes* ; 1934-1948, se retire de la vie publique; 1940, quitte Strasbourg pour Blois et Toulouse ; 1945, regagne Paris ; 1981, meurt le 20 septembre à Neuilly.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Un Autoportrait, (1921), au crayon, incisif et vivant, souple comme un Matisse*,  entame son oeuvre dans la figuration; de 1923 à 1925, elle s'arrache au cubisme* synthétique pour devenir puriste*, Composition, (1925, MPSG), ou Les Toits, (1927, MAMStE), et, rapidement, non-figurative*; elle adapte le futurisme* à l'abstraction* géométrique, 'Avion, forme aviatique', (1930, ibid.), elle se consacre ensuite à celle-ci, La Rue, (1927, SdO), assemblage de triangles à la verticale, comme un jeu de collage de papiers de couleurs vives, Trois Triangles, (1951), lignes légères aux centres colorés qui suggèrent différents niveaux d'eau. Elle applique les grands principes du Stil*, la droite et seulement elle, avec pour seules " fioritures " l'amande et le cercle, souvent réalisé par le collage d'une balle de ping-pong, comme Mansouroff*, ou par la prétérition d'un vide. Mais elle donne aussi des dessins ondulants musicalistes*. En 1952, elle ne peut plus peindre et se voue exclusivement au collage et à des spatiaux, sculptures faites de plans articulés. Ses géométries sont posées sur un fond uni avec une légèreté de dentellière et quelques-unes seulement sont colorées sobrement, les autres n'étant que des lignes, triangulaires, carrés, rectangulaires, comme le produit d'un plan cadastral, Étendue, (1955, MPSG), un grillage multiforme, Trois sphères, (1962, MPo). Sa délicatesse, sa fragilité, sa discrétion en font une miniaturiste, et alors le rond est réduit à une pastille jetée avec fantaisie sur ses compositions, ponctuant une ligne ténue, Sans titre, (1967), suggérant parfois un service à thé sur tables, Sans titre, (1966, EAC)., voire des yeux de chat perçant les tissus, Sans titre, (1976,SdO). Elle agrandit ses formats pour des recherches sur le noir et blanc et en 1953, elle introduit le relief qui permet de négocier avec la droite, Abstrait, linéaire à relief, (1954, MNAM). De 1930 à 1947, elle était revenue à la figuration, mais détruisit la plupart de ses oeuvres, ne conservant guère que les Têtes d 'enfants, (1935-1938) ; a également survécu un dessin d'une tour cubique, (1935, Cam). De 1950, datent des dessins érotiques, et de 1956, des dessins lyriques. Elle reprend son art concret avec en 1979, (Cam), Composition de cercle et de lames de rasoirs.

Expositions : 1926, Brooklyn Museum, (G) ; 1927, salon des Indépendants, et Aubier, Paris ; 1946, Salon des Réalités nouvelles., Paris ; 1952, Voyelles, Paris, (P) ; 1964, Minima, Milan, (P) ; 2010, Espace d'Art concret, Mouans-Sartoux, (P) ; 2011, Musée des Ursuline, Mâcon, et Denise René, Paris, (P).

Rétrospective : 1959, Simone Heller, Paris ; 1964, Bellechasse, Paris;  1975, Denise René, Paris ; 1993, Musée d'Art concret, Mouans-Sartoux.

Musées : donations aux musées de Strasbourg et de Cambrai.