Fiche de présentation

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ARIKHA, Avigdor

né le 28 avril 1929 à Radauti, Bukovine, Roumanie ; élevé en hébreu ; 1935, grandit à Bucarest ; 1938, premier portrait ; 1941-1944, déporté par les nazis au  camp de travail de Lucinetz, Ukraine ; 1944, libéré, s'établit en Palestine dans le kibboutz Ma'aleh Hamishah ; 1946-1949, école Bezalel avec Ardon*; 1948, s'engage lors de la guerre arabo-israélienne ; blessé ; naturalisé israélien ; 1949-1951, Beaux-Arts de Paris ; 1950-1951, visite l'Italie, la Scandinavie, les Pays-Bas, la Belgique ; 1951-1953, vit à Jérusalem ;  1954, s'installe à Paris ; 1987, Grand prix des Arts de la ville de Paris ; docteur honoris causa de l'Université de Jérusalem ; 2010, meurt le 29 avril à Paris ; inhumé au cimetière du Montparnasse ; 2012, partie de son atelier est dispersée par Me Joron-Derem à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : De 1953 à 1954, il est illustrateur de grands auteurs. Ca. 1958, il est un expressionniste abstrait*, sombre, proche de l'école de New York*, aux formes acérées et aux couleurs prédominantes, noir et rouge. A compter de mars 1965, et jusqu'en 1967, il cesse de peindre et se limite au dessin. L'année 1968, il revient à la non-figuration.  Il reprend contact avec la réalité, travaillant d'après nature ; en 1973, il reprend la peinture définitivement et transfigure la réalité sans le truchement d'un dessin préparatoire ou d'une photographie ; il privilégie le pastel. Ce sont des nus, des paysages, des natures mortes, des intérieurs, des portraits. Anne de dos, (1973, MNAM), masse triangulaire sur fond blanc, ou Marie-Catherine, (1982, MNAM), avec le double triangle encore de sa coiffure et la fixité de ses yeux, rappelant l'Esclave de Carpeaux de 1868. Dessinateur venu de l'abstraction*, fidèle au noir et blanc, dans la veine impressionniste. Peintre de même venue, The Square in June, (1983, HIR) ou moins simple, Intérieur-atelier avec miroir, (1987, MCM), qui s'inscrit par le jeu des plans dans la grande tradition des traqueurs de Ménines et de leur problème, l'espace. Sans renoncer à la frontalité, Glass-Table in the Library, (2004). Il est également portraitiste, Reine mère Élisabeth, (1983).
Il refuse que ses œuvres soient montrées en dehors de la lumière naturelle.

Expositions : 1952, Tel-Aviv, (P) ; 1955, Furstemberg, Paris, (P) ; 1956, 1963, Mattheissen, Londres, (P) ; 1962, Biennale de Venise ; 1975, 2010, , Marlbourough, Londres, (P) ;  2006, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, (P).

R├ętrospective : 1993, Tel-Aviv, Jérusalem et Edimbourg ; 2008, Thyssen-Bornemisza, Madrid.

Citation(s) : On a dit : 
- Œil par la main sans cesse changé à l'instant même où sans cesse il la change.  (Samuel Beckett)
- Dessins raffinés, toiles abstraites, portraits d'un classicisme étonnant, il évolua de l'abstraction vers un impressionnisme d'une rare originalité. (Élie Wiesel)