Fiche de présentation

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TORONI, Niele

né le 15 mars 1937 à Locarno-Muralto, Tessin, Suisse ; 1956, enseigne et commence à peindre ; 1959, s'installe à Paris ; 1966, éphémère associaton avec Buren* et Mosset*; 1995, grand prix national de peinture ; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Depuis le mileu des années 1960. son intervention se limite au minimum, Lino, (1965, MNAM) ou Lino, (1965, MBAS), sans que l'on sache si le linoléum à carreaux, montré et encadré, a été réellement rehaussé de peinture glycérophtalique, comme il l'annonce. Minimaliste*, intervenant à même des murs intérieurs ou extérieurs : "Je présente, je donne à voir avant tout des empreintes de pinceau nº 5, répétées intervalles réguliers de 30 cm." Le résultat, ce sont, depuis 1966, des jetés de petits carrés de 4 cm de côté, en quinconce, répétés à intervalles réguliers de 30 cm, titrés : Empreinte de pinceau nº 5, (1983, MNAM), ou Empreinte de pinceau º 50, (1986, MPSG), ou encore 20 Empreintes de pinceau nº 50, répétées à intervalles réguliers de 30 cm, (1990, MAMStE). Son système : noir sur blanc, rouge sur blanc, blanc sur journaux déployés, est analogue à celui des carreaux de Raynaud*et surtout des rayures de Buren*.
Il anticipe l'esprit de Support/Surface* en voulant montrer de la peinture pure. Ses variantes consistent en la disposition des taches, circulaire, (1973), triangulaire (1988), la disposition de toiles sur quatre chevalet disposés en carré, Flambo, (1981), leur suspension au plafond, leur mise au sol, etc. Au début des années 1980, il peint un diptyque en commun avec Lavier*, Tableau blanc, (1982, MBA, Strasbourg). En 2001, le musée d'Art moderne de la vile de Paris lui offre ses murs pour des réalisations, peut-être, éphémères. Ses supports habituels sont aussi bien la toile que le papier, le métal ou le bois.

Expositions : 1967, Biennale de Paris ; 1991, centre Pompidou, Paris ; 1994, 2000, Yvon Lambert, Paris, (P) ; 1996, City Museum of Art, Chiba, Japon, (P) ; 2001, musée d'Art moderne de la ville, Paris ; 2005, Zürcher, Paris, (P).

Citation(s) : On a dit : Un saint. Il a poussé à l'extrême l'héroïsme de la ruine et de la déchéance. (JeanMichel Alberola).