Fiche de présentation

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GERMAIN, Jacques

né le 13 janvier 1915 à Paris, France ; 1930-1931, Académie moderne avec Ozenfant* et Léger*; 1931-1932, Bauhaus* ave Kandinsky* et Albers*; 1932-1933, Kunstwerkschüle de Francfort avec Baumeister*; 1936, travaille dans un atelier de publicité ; 1936-1943, mobilisé aux armées et prisonnier ; 1944, vit à Tremblay-sur-Mauldre, Yvelines ; 1946, va chaque jour travailler aux côtés d'Artaud dans sa maison psychiatrique ; 2001, décède ; 2007,dipersion d'atelie rpar Artcurial à Paris ; 2009, par Massol à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Une première oeuvre, en 1939, se révèle très construite. Sa non-figuration* évolue rapidement vers la liberté puisée à toutes les sources, légères et graves tout à la fois, qui sont le plus souvent d'impressionnisme abstrait*. Composition, (1948), peint recto-verso, en couleurs chaudes et en couleurs froides, est un affrontement de triangles. Ce sont des buissons de traits à la Hartung* (1950-1951), des tapis de lumière à la Le Moal* (1952-1955), alternance de petits carrés verts et bleus, dynamisées par des demi-cercles, Composition, (1954), et jusqu'en 1973, des irisations de paysages célestes, (1975-1983), des constructions de traits répétés en zones inversées comme le Johns* des années 67 précisément, (1967-1979).
C'est à compter de 1958 que se fait sentir l'influence du de Staël* de 1946 et c'est de là que part, diachroniquement au travers de l'oeuvre, son style le plus personnel. Des maçonneries, denses dès l'abord, qui s'éclaircissent ensuite en braises dans la nuit, en eaux profondes s'allégeant vers surface, en prismes de gemmes taillés (1984-1986), et aboutissent enfin en faisceaux de bandes coutelées, de javelles multicolores dont chaque teinte empiète sur le carré de la voisine, et qui remplissent la toile de bord à bord depuis le milieu des années 1980, s'assombrissant parfois jusqu'à n'être plus traités qu'en noir et blanc (1992).

Expositions : 1947, Salon des Surindépendants, Paris ; 1949, Deux-Îles, Paris (P) ; 1951, Franck, Francfort, (P) ; 1986, 1993, Barbier-Beltz, Paris.

R├ętrospective : 1997, Couvent des Cordeliers, Paris.

Citation(s) : Il a dit :
- Si j'étais un peintre figuratif, je serais paysagiste. Ce que j'aime ce sont les toits, les maisons, l'arbre, les rapports entre l'arbre et la maison, entre le végétal et le rationnel de l'architecture. ans toute peinture non-figurative* vraie, il y a toujours cette nature.