Fiche de présentation

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GAUTHIER, Oscar

né le 7 septembre 1921 à Fours, Nièvre, France ; 1941-1947, Beaux-Arts, Paris, et académie de la Grande Chamière*, atelier de Friesz*; 1946-1947, séjour aux États-Unis et au Mexique ; 2009, meurt le 17 juillet à Paris ; est inhumé au cimetière du Montparnasse.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Durant son séjour américain, il est expressionniste*. En 1947, il est acquis à la non-figuration*; avec des jetés de rectangles et de triangles mordorés ou colorés en dégradé, soigneusement agencés, frappés de triangles aigus noirs qui le rapprochent de Klee*, entourés d'un ruban blanc,  pointés d'yeux, à la Charchoune*, (1948, 1956).  Ses touches rectangulaires, épaissement coutelées, se cantonnent dans un grillage noir irrégulier, tout en courbes, (1950) ; un amas de carrés sur fond uni, (1953,1956), en diagonales aussi, triangulaires ardentes, (1952), puis s'étendent en rubans qui rappellent Riopelle*, et finissent par s'agrandir et se disposent de manière circulaire, centripète, La Cathédrale en feu, (1951). Ses coutelages caractéristiques, rudes parce qu'à la colle sur jute, (1952, 1955), ne sont plus que sous-jacents, allongés, peignés, dissouts, se dirigeant vers le lyrisme, Jeunes mystères, (1961), secrets ou exubérants, Rose de Belleville, (1961).ou de dechaînement des éléments, (1969). Il revient au réel par l'abstraction*, de cercles stellaires, (1968), ses fines touches colorées suggèrent fleurs et jardins, lyrisme d'une nature foisonnante. De 1963 à 1965, il conjugue le dessin d'enfant avec l'abstraction des motifs : ce sont les Poupées de la classe. A la fin de la décennie, il travaille à la spatule, voire avec les doigts. A compter de 1983, un seul geste l'habite, la verticale de haut en bas; fins, denses, les coups de pinceau multicolores se serrent comme faisceau de sagaie en train de pleuvoir.  Il retrouve la non-figuration. Toute une série de zèbrures multicolores tombant de gauche à droite, (1989-1990) ; dans ces mêmes années 1990, le pinceau laisse place au rouleau, de la seule traînée sur fond nu à la douzaine, toujours appliquées du sommet à la base, n'usant que de deux couleurs, avec des superpositions qui sont des transparences, se terminant en queue de poisson. À la fin de la décennie, sur des toiles blanches, il laisse s'échapper de son pinceau deux ou trois ailes d'ange, monochromes, en primaires (2000), ou une décroissance de noirs comme un clair de lune.

Expositions : 1948, Colette Allendy, Paris, (G) et 1950, 1985, (P) ; 1989, 2012, Arnoux, Paris, (P).