Fiche de présentation

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CZOBEL, Bela

né le 4 septembre 1883 à Budapest, Hongrie ; 1902 et 1906, séjourne à Nagybanya*; 1902-1903, Beaux-Arts, Munich ; 1903, arrive à Paris; académie Julian; vit à Montparnasse ; 1905, expose au salon d'Automne dans la "Cage aux fauves"*; épouse Isolde Daig; visite la Belgique et les Pays-Bas ; 1909, la côte Dalmate ; 1911, s'installe à Montmorency ; 1914-1919, passe la guerre à Bergen, Pays-Bas ; 1919-1925, vit à Berlin et à Wurzburg ; 1919, contacts avec la Nouvelle Sécession*; 1925; partage son temps entre Montparnasse* et Budapest ; 1934, divocre; 1940, épouse le peintre Maria Modok ; s'installe à Szentendre ; 1946-1966, vit entre Paris et Szentendre ; 1976, meurt le 29 janvier à Budapest.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Même si Paysan assis, (1904, LMHGN) est postimpressionniste, dans l'ensemble, l'oeuvre relève e l'école de Paris*, de la veine ashkénaze. Expressionnisme* de palette plus que de trait. Mais il est présent dans la Cage aux fauves*, avec des toiles cloisonnées et des couleurs vives et arbitraires, Peintres à la campagne, (1906, MNAM), et Homme au chapeau de paille, (1906). Portrait d'homme assis, (1906, LMHGN), pondéreux, non seulement parce que le sujet est massif, vu en légère contre-plongée, mais surtout parce que la largeur de la toile est limitée à celle du fautuil. Dès l'origine, il alterne le cloisonnisme des nabis et le tamponage, Jeune Fille devant une fenêtre fleurie, (1904, musée Czobel, Szentendre, ou (MCS) pour celui-ci, Au jardin public, (1906) pour celui-là. L'expressionnisme* tassé, fruste, apparaît dans des portraits, Le Curé de Noisy-le-Grand, (1913, MCS) ou, plus matissien*, Garçon au ballon, (1916, MCS). D'autres, comme Mon ami Michel, (1918), suivent, raides, compassés, présents. Compagnon de la Sécesson*, le portraitiste trouve les caractères en simplifiant les attitudes. Si la palette s'est enténébrée vers le milieu des années 1910, c'est surtout celle des paysages, Place Saint-Michel, Paris, (1930) ou Attelage, (1932) - à la fois cloisonnés et tamponnés -, et ce n'est que progressivement que les figures rejoignent ce chromatisme luisant dans l'obscurité, Femme assise, (1930, MCS). Encore que Garçons assis, (1906-1907, Janus Museum, Pécs) est déjà assourdi. On relève l'influence de Matisse* dans Le Jardinier, (1922, FNAC) et dans Vénus de Szentendre, (1968, MCS); pour la ligne, parce que le dégradé du premier va jusqu'au chiffonnement de la chair de la seconde. Dès les années 1930, le flou est contredit par le noir de lignes épaisses et imprécises, pour des portraits, Portrait de femme, et dorénavant il en ira de cette manière nébuleuse quoique figurative, 'Maisons de Paris', (1954), Balasz, (1956), visage d'enfant. À compter ds années 1950, la palette s'éclaire; apparaissent le carmin et la turquoise, Nature morte à la lampe blanche, (1975, MCS), toujours estompé, ou Couple d'amoureux (1973), orangé et barbeau.

Expositions : 1904, Salon du Champ de Mars, Paris ; 1905, Salon d'Automne, Paris ; 1907, 1913, Berthe Weill, Paris, (P) ; 1920, Paul Cassirer, Berlin, (P) ; 1931, Tamas, Budapest, (P); 2001, Mairie du VIe, Paris, (P).

Musées : Musée Czobel, Szentendre, Hongrie.

Lieux publics : Hall d''entrée de la T.V. Szabadsag-hegy, Budapest, 1958.