Fiche de présentation

imprimer la fiche

BRASILIER, André

né le 29 octobre 1929 à Saumur, Maine-et-Loire, France ; fils de Jacques Braslier* et d'Alice Chaumont, peintre ; 1949, Beaux-Arts, Paris ; 1953, premier grand prix de Rome ; 1954, Villa Médicis, Rome.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Sa carrière se partage, comme celle de Brayer* en deux époques. il est peintre appréciant la matière, la géométrie, la construction, tenté par l'expressionnisme* et de toute façon vigoureux, Le Café, (1950), ou Les Coulisses du cirque, (1956), longueur des touches, contrastes des ombres colorées, usage de couleurs sombres et en partie meurtries  ; il lui arrive encore d' organiser les masses colorées à dominante rouge, La Parade, (1962) ou La Famille, (1971). Il sait user du noir à bon escient, pour mettre en valeur les couleurs, Norvège, Trondheim, (1954).
En 1955, il commence à développer un thème qui lui tient à coeur, celui des orchestres, ce qui lui est un nouveau motif d'user du noir, Orchestre saluant, (1955) et jusqu'à Concert à Beauvais, (2003). Autre thème récurrent, les chevaux qui apparaissent dans Cavaliers de Rome, rouges comme les arbres, sur noir de buissons., Le Paddock, (1960). Un Amsterdam, (1967), oppose à deux bouffées d'arbres jaunes à la terre-de-Sienne des façades. Festival du Marais, (1967), nocturne, réchauffé par l'électricité, orchestre t fenêtres noirs se détachant de la façade ocre d'un hôtel du XVIIème. Il y a encore ce paysage abstrait, étrangement construit en quatre carrés inégaux dont deux noirs, Soir à Loupeigne, (1972).
Le Souper, (1975), abandonne vigueur pour langueur. Les chevaux sont omniprésents et les femmes, en même temps que change la palette et l'application de l'huile. Une certaine filiation, Dufy*, Bonnard*, Matisse* et le polissage venu du désir de plaire. Il campe des silhouettes dans un paysage décoratif. Son chromatisme est tendre, avec une dominante brillante de violets, et d'émeraudes. Il est retenu, comme retenus sont ses personnages de la bonne société. Le tout est harmonieux, mondain, heureux, et rien n'est prononcé trop haut. C'est un maniériste des sujets et des décors; une série de femmes allongées langoureuses avec pour arrière-plan, un mont  Fuji bleu, s'étirant dans des ondulations évanescentes, avec leurs sourcils relevés, leur bouche menue et leur long nez dessinés sur un visage divisé imperceptiblement par l'ombre, réminiscence discrète du cubisme*, (1977-1987 et 1978-1988, pour des versions plus colorées), quant au Bain de minuit, (1999), on se croit revenu au symbolisme de son père ; des chevaux de couleurs rares transformés parfois en chameaux par l'enjambement pondéreux des cavaliers, Paysages aux chevaux, (1991, Bois-Fou, (1994), paissant, bleus dans une orée de forêt, (2000). Les ciels couchants sont orange à l'arrière d'un bois, ou améthyste au-dessus d'une baie, pour l'effet, alors qu'ils eussent pu dans leur facture horizontale, être des abstractions ce qu'ils deviennent rarement, Plaine du Tardenois, (1997). Ses couleurs insolites, sont sélectionnées non pour les opposer à d'autres, comme les fauves*, mais pour assure la joliesse décorative, ne se départant que rarement des violets, verts et rouges de toutes les séductions de couleurs brulantes  Dans cet art plaisant, il crée quelques toiles singulières hors des normes adoptées, Loupoigne sous la neige, (1982), tout en beige pâle, Maxime au panier rouge, (1998), en gris perle, charmeur comme un Marie Laurencin*. Il donne des cartons pour tapisseries, Les Chevaux de Neptune, (1977).
De 1983 à 1993, il réalise de poteries à Vallauris.

Expositions : 1959, Drouet, Paris, (P) ; 1962, David Finlay, New York, (P) ; 1997, galerie présentant exclusivement sa peinture, tenue par son fils Alexis, rue du Bac, Paris.

Rétrospective : 1980, château de Chenonceau ; 1989, Angers ; 1992, Tokyo, Osaka, Sapporo et Fukuoka, Japon ; Bagatelle, Paris ; 1994, Palais Carnolès, Menton ; 2005, musée de l'Ermitage,Saint-Petersbourg ; 2006, Mituskoshi, Paris et Tokyo.

Bibliographie(s) : Harambourg et Bouillot, Catalogue raisonné des huiles, 1982-2002, Acatos, Lausanne