Fiche de présentation

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ANTONIUCCI, Pierre

né le 26 novembre 1943 à Paris, France; professeur aux Beaux-Arts de Rennes, puis de Tours; 1975, naissance de Vincent Odon*; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Sa figuration tend à l'abstraction* et son abstraction comporte toutes les suggestions de la figuration. Qu'il s'agisse de petits formats ou de grands, de natures mortes ou de paysages, sa peinture grumeleuse, mêlée de sable ou de graviers donnant un léger relief, mate, cimentée comme un Braque*, adopte les couleurs profondes du bocage breton, vert végétal marié au gris rehaussé d'une touche jaune, ou, au contraire, les couleurs claires de la Méditerranée, grands à-plats, rouges, jaunes, bleus, séparés verticalement par des traits noirs et droits. La mise en page n'est jamais ordinaire : dans le milieu des années 1980, le thème du cheval le montrait vu de croupe ou du dessous, Cheval, (1984) ou Navire, (1984); à la fin des mêmes années, la barque est vue de haut ou verticalement, ou en superposition d'une étrave de navire. La puissance du réajustement des formes est constante et n'a d'égale que celle de la matière dont la force veut s'affronter à la disparition et à la mort. Car l'esquif dont il est question est celui de Charn, comme l'indique le texte sonore accompagnant une installation* de 1989. Autre thème, celui de l'Atelier circulaire, (1985-1992), aux plans mêlés, les verticaux et les horizontaux, organisés autour d'un vide, encombré des projections presque symboliques des objets usuels. Les vêtements de ses portraits, monumentaux, aux têtes coupées par le bord de la toile, se perdent dans le blanc ou le noir des fonds pour ne laisser voir que visage et mains, mis en scène dans un décor sobre, à la pâte monochrome et grumeleuse, René Thom, (1991, FNAC, Paris). La hantise de la mort des choses lui fait créer des oeuvres, à l'instar des fresques dégradées avec leurs trois zones, les couleurs qui restent, le salpêtre, et les réparations du mur; ce sea une gamme limitée aux rouges et aux bleus, des parties grumeleuses et d'autres lisses. Les figures, incomplètes, s'affairent dans on ne devine quoi. Il biffe ses peintures de grands rayons lumineux ou de traits noirs structurants; il disperse des lettre stylisées comme des hiéroglyphes. Et l'absence en vient à caractériser les physionomies de ses figures, âmes errantes peut-être (2003).

Expositions : 1970, 2003, Granoff, Paris, (P).

Lieux publics : 1981, céramique à la ZUP Saint-Charles, Paris XVe; 1987, 2 toiles de 10 m_, cité udiciaire, Rennes; 1988, toile de 6 m_ à l'Arche de la Défense, Paris.