Fiche de présentation

imprimer la fiche

BALDESSARI, John

né le 17 juin 1931 à National City, Californie, États-Unis d'Amérique ; 1949-1957, San Diego State College;  1957-1959, Institut Otis of ParsonsSchool of Design ; commence à peindre ; 1970-1978, enseigne au California Institute of Art, Valencia ;  1996-2007, à l'Université de Los Angeles ; 2009, Lion d'or de la biennale de Venise ; vit à Santa Monica.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : De l'autodafé de 1970, subsistent, Bird, (1962), un canard mutilé peint sur une affiche du film dont on devine encore quelques lettres sous des coups de pinceau et il;devient conceptualiste*, Everything Is Purged, (1966-1968), ou Tips fot Artistrs Who Whabt to Sell, (1966-1968),  parlent de soi et Exhibiting Paintings, (1967) fait la démonstration écrite sur toile de l'utilité d'exposer et la même reprise en journal lumineux.  En 1970 donc, il décide de brûler son oeuvre et fabrique des galettes avec les cendres, les enferme dans uneurne en forme de livre, le tout étant filmé, Cremation Project, (1970).  Dans une video* interminable, I Will Not Make Anymore Boring Art, (1971), il se met en scène écrivant sans cesse la phrase éponyme. Comme les tableaux sont faits à partir de photographies prises comme "notes", il se demande pourquoi transposer ces photos banales et ne pas les montrer telles quelles. En 1963, il constitue une série 32 photographies en couleur, montrant The Back of all the Trucks. puis, Eco-0-Wash, (1966). Il se livre à des aphorismes à la manière des bandes de journaux lumineux, Lighted Moving Message, (1968). Son champ de création comprend la photographie trafiquée et mise en scène. Trafiquée : par des collages comme ces pastilles multicolores cachant les têtes d'un groupe en noir et blanc, (1985), pou signifier que ce que fait le groupe doit être montré, et non les protagonistes; par des agrandissements monstrueux d'un index de 4 à 5 m de haut, cinq fois répété; par des mises en scène de rapprochements provocateurs, comme celui d'un charnier de camp d'extermination et les chalands d'un hypermarché; ou cette scène de naissance flanquée d'une peinture de squelette; ou ce diptyque, face à face, d'une tête de boxeur et d'une tête de koré grec au nez cassé; ou encore par une série dont chaque prise de vue, tirée dans une couleur différente, d'une figure enfermée dans une chambre cubique et vue du plafond avec les quatre côtés qui s'écartent, Inside Jobs, (1977). Un polyptyque de 24 images, contenant 96 positions de mains accompagnées de textes qui mi bout à bout, racontent une histoire, Story With 24 Versions, (1974); dans le même esprit, mais sans texte, Kiss/Panic, (1984), ou le baiser en couleur entouré de la menace de pistolet, en noir et blanc. Il écrit avec des matériaux différents pour chaque lettre, le mot CALIFORNIE et photographie, (1984). Il est aussi minimaliste*, photographiant un simple carré monochrome. Il reprend la peinture employée comme rehaut et, plus rarement comme telle : six toiles noires de 5 m de haut avec le même archet de six couleurs différentes.

Videaste, il pose successivement les lettres de l'alphabet devant une plante,Teaching a Plant the Alphabet, (1972). Dans des polyptyques en forme de croix, il mêle photos noir et blanc, photos en couleurs et peinture, qui permet les raccords, comme cet astronaute en verticale, l'océan à l'horizontale et la jonction de la combinaison spatiale ourlée de vagues peintes (2002). Une série de diptyques évite l'ensemble pour se focaliser sur les détails, un fragment de corps et un morceau de peinture, Hands And/Or Feet, (2009), Un bras photographié, tient un boa peint et des jambes de pantalon photographiées semblent malgré leur raideur, appartenir à un pendu dont la corde est peinte. en est issue sa série de peintures-devinettes, And...Matisse, (2012), des jambes reprises à la Danse, et un bout de queue dont il faut découvrir qu'il vient de Balla*.

Expositions : 1960, musée de La Jolla, Californie, (P),; 1970, musée de Kyoto (G),; 1971, Konrad Fischer, Düsseldorf, (P),; 1973, Sonnabend, Paris, (P) ; 1997, 2012, Marian Goodman, Paris, (P).

R├ętrospective : 1988, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles ; 1999, Sprengel Museum, Hanovre et Albertina, Vienne ; 2000, Musée d'art moderne, Trente ; 2001, musée d'Art, Reykjavík ; 2005, Carré d'art, Nîmes, Musée Ludwig, Vienne , et Kunsthaus, Graz ; 2009, Tate Modern, Londres ; 2010, Musée d'art contemporai, Barcelone, Museum of Art, Los Angeles et Metropolitan Museum, New York.

Citation(s) : Il a dit :
- Je me considère comme une sorte de poète visuel. Je recherche des images qui perturbent, qui traitent de l'imprévisibilité de la vie.
- L'art c'est ce dont un artiste convainc les autres qu'il s'agit bien d'art.