Fiche de présentation

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SALKIN, Émile

né le 19 décembre 1900 à Saint-Gilles, Bruxelles, Belgique ; 1911, gagne un 1er prix, pour des encres de Chine, lors d'un concours international à Paris ; études artistiques à Paris ; enseigne aux Beaux-Arts de Tournai ; 1977, meurt le 27 août à Cotignac, Var ; 2008, son atlelier est dispersé pa Yann Le Mouel à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : De 1928 à 1948, tout en gardant la mesure et ses distances, il est proche de la manière fauve* (début des années 30), puis de la manière surréaliste* (fin de la décennie), rejoignant déjà Delvaux*, celle des squelettes, présentés dans une coloration solaire, Dans la classe d'anatomie, (1945) et, çà et là, quelque penchant pour l'abstraction. Un voyage en Espagne, en 1948, libère une certaine violence et une insistance sur l'encombrement. Une encre de Chine de 1948 annonce par sa route en premier plan, le thème des circulations, et par la touffeur de son parc en second plan, le thème de l'étouffement. Il peint des camions, avec " un tigre dans le moteur ", au sens propre, ou un éléphant engorgeant tout trafic, un groupe d'amazones échevelées, sautant à cheval parmi les véhicules. Ceux-ci vus de dos, à la queue leu leu, en gros plans, il peint des couleurs violentes qui, répétées, tassent la perspective, plus qu'une opposition chromatique qui pourrait la creuser. On se rappelle les débuts d'abstraction* chez les Delaunay*. C'est sa période de Circulations, parfois interrompue, toujours reprise, (1957-1968) ; elle comprend Danse dans les  camions, (1966), triptyque sur plateforme de camions et Locomotive, (1977), photographiste*. Il s'est aussi intéressé aux squelettes humains, qu'il dessinait, avec son ami Delvaux*, durant la guerre dans un musée de Bruxelles, (1945, 1970) ; c 'est le sujet de son morceau de bravoure, Le Tango, (1970-1972), de 14,30 x 1,75 m, qui mêle squelettes et vivantes, enlacés, et dont le même Delvaux, avec qui il collabore de 1954 à 1956, pour une fresque, dans l'hôtel Périer à Bruxelles, écrit : Cela me paraît son oeuvre la plus aboutie et la plus importante. "

Expositions : 1928, Bruxelles; 1975, Palais des Congrès et Bibliothèque municipale d'Aix-en-Provence.

Rétrospective : 2002, musée d'Ostende.