Fiche de présentation

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FASSIANOS, Alexandre

né en 1935 à Athènes, Grèce ; 1956-1960, Beaux-Arts d'Athènes  ; 1962, de Paris ;  vit en Grèce.
signature : en caractères latins ou grecs, avec le prénom Alexandre, ou Alacos, ou l'initiale A.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Figuratif quand peu l'étaient, il peint des androgynes aux formes sculpturales : figures épaissies, mentons à l'Oscar Wilde, nez grecs, cheveux bouclés au vent, profils. La mise en page est aussi monumentale pour ses odalisques masculines que pour ses couples assis à l'étrusque. Chaque personnage est rendu en une seule couleur méditerranéenne, bleu ciel, sang de boeuf, beige ou or; tranchant sur cette économie chromatique qui fait rendre à ses toiles un air de légèreté, un détail, souvent une cravate, multicolore. Les toisons léonines sont enlevées horizontalement par le vent, et le vélo. Ce vélo, par ses cycles ou son guidon, omniprésent. Il faudra attendre la fin des années 70 pour apercevoir l'affirmation du corps de la femme, qui lui aussi est traité de manière ingresque. Les natures mortes ont la translucidité de Dufy*, grâce au coup de pinceau elliptique. Exceptionnellement le noir domine pour les protagonistes d'un accouplement masculin, La Lampe de chevet, (1967). Les Hommes qui passent, (1968), répétition de la même silhouette filiforme, comme gravée, sur fond beige en défilé, porteurs de phallus dans un costume de ville.
À la fin des années 80, la palette s'est généralement assourdie, mais le graphisme reste fidèle et la fascination de la beauté masculine surtout, grecque, enrichie de feuilles d'argent,  L'Ancien cycliste, (2009) ou d'or, Cycliste au soleil, (2009). Par exception on voit s'affronter la femme et l'homme, Feu de Begale, (1984).
Ses rares paysages sont marins, et développent des guilloches, pour les vagues, dans l'eau et pour les oiseaux, dans le ciel. Il reprend la vivacité des couleurs bleue ou rouge accentuées par le fond blanc, avec pour environnement les mêmes objets que naguère, auxquels s'ajoute, tête d'oiseau ou de cheval, (2008). En 1993, il décore un autobus bruxellois.

Expositions : 1960, A23, Athènes, (P) ; 1967, 3+2, Paris, (P) ; 1979, 1998, gal. Beaubourg, Paris, (P) ; 1968, 2009, Grafika, Tokyo, (P) ;62008, Di Meo, Paris, (P) ; 2011, Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer, (P).

Citation(s) : On a dit :
- Il y a eu soudain sur ma route, je ne sais quoi, je ne sais  qui.  (...) .De qui crois-tu que je parle ? De quoi donc parlerais-je sans toi... que sais-je? Le ciel est plus haut que les toits. Celui dont j'écris le nom, j'aiappris à dire son nom, Fassianos ô Fassianos! Je me souviens des premiers jours , quand me commença la surprise , d'une nouvelle fçon d'aimer...Le premier dont j'eus l'image, seul et rouge, se promenait. Ses cheveux au vents, qui voltigent, avaient de noirs pointillés.. (...).  Il y avait souvent du vent, Ca faisait voler la cravate, sous de points noirs, les yeux rêvant... Que tient-il ? C'est du muguet rouge, mais bien sûr que rien n'en bouge  qund on est seul dans le vent.     (Aragon).