Fiche de présentation

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FOLMER, Georges

né le 19 novembre 1895 à Nancy, Meurthe-et-Moselle, France ; 1911-1913, Beaux-Arts de Nancy ; 1914-1917, prisonnier en Allemagne ; 1917, Beaux-arts de Genève ; 1919, s'installe à Paris ; 1945, co-fondateur du Salon des Réalités Nouvelles ; ca. 1969, limité par la maladie, s'installe à Neumühl, Rhénanie-Westphalie, Allemagne ; 1977, y meurt le 4 janvier.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Sculpteur

Présentation : Paysagiste, marqué un temps par les nabi, Les Pins, (1920), portraitiste, auteur de natures mortes, il continue jusqu'en 1940 une production marquée, depuis 1926, par le cubisme*, Pierrot acrobate, (1926) ou Une bizarre fleur qui parfume sa vie, (1940) en camaïeu de gris, non sans avoir mis en deux dimensions, Maggy (1912, MNAM), la tête de Duchamp-Villon*,
C'est dès 1932 qu'il songe à l'abstraction* géométrique dont il est l'un des représentants les plus musicaux et les plus inventifs ; il mène des recherches sur le Nombre d'or ; Normandie, (1928), assure la transition entre figuration et abandon de référence à la réalité.  A compter du milieu des années 1940, la non-figuration* est définitive. Mécanisme, (1947), avec cercle et forme d'essieu, allusifs du machinisme ou un bouquet d'angles aigus soutenu par un demi-cercle effilé, en bruns et noirs, D'un lucide contour, (1949). Compositions, (1950) qui doivent tout au constructivisme*. Il adopte l'orthogonalité, Orthogonale, (1953) en jaune, noir et gris, loin de la rigueur dogmatique des néoplasticiens*, puisqu'il y introduit des demi-cercles discrets, Verticales aux lignes blanches, (1956), olive et orange, et la diagonale, Calme bloc ici bas d'un désastre obscur, (1958), puis la courbe et l'ocelle, Composition à l'ellipse, (1963),
Mieux, il adopte l'horizontalité en rectangles se terminant n biais pour rendre le mouvement, Sans titre, (1956). Il multiplie l'agencement des formes et l'usage des teintes; rares sont les toiles où le noir n'est pas puissant ; il n'est pas là pour souligner simplement la couleur, mais il en est le partenaire à part entière. Les teintes sont souvent celles de couleurs légèrement atténuées qui gardent leur force grâce, précisément, au contrepoint du noir, Parme, outremers, gris et noirs, bistre gris et noirs, briques, gris et noirs. Lorsqu'il construit la verticalité, il la fait vibrer en profondeurs, il parvient à rendre un mystère de cathédrale ; c'est qu'entre autres formes, il use de l'ogive, entière ou par moitié, simple, ou répété, ou inversée ; à moins qu'elle ne se présente comme des pignons aigus, superposés dans leurs rails parallèles. Hélas, de nombreuses oeuvres, peintes sur Isorel, n'ont pas échappées aux piqûres.A compter de 1965, il tâte du cinétisme*.
Ses mosaïques d'angles sont disposées en bouquets ; le jeu des pleins et des vides inversés apporte le mordant des dentés.
A compter  du milieu des années 1940, il sculpte, Sculpture en plâtre, (1945), stèle aux allusions mécanqes.  il donne des bois assemblés et peints, Bois polychromes, (1951) ondulant comme tiges au soleil, ouTableau relief, (1963), dans la ligne de ses peintures.

Expositions :  1922, Majorelle et Mosser, Nancy, (P) ; 1945, Salon des Réalités nouvelles, Paris ; 1933, Billiet-Worms, Paris, (P) ; 1962, Kaizerlauten, Allemagne, (G) ;

R├ętrospective : 1988, Musée Tavet, Pontoise ; 1993, Musée des Beaux-arts, Nancy : 2010, Musée des Beaux-Arts, Rennes ; 2011, La Galerie, Paris,.