Fiche de présentation

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BONNEFOI, Christian

né le 3 mai 1948 à Salindres, Gard, France ; 1968, s'installe à Paris ; doctorat en histoire de l'art, Sorbonne ; enseigne aux Hautes-Études ; vit à Gy-les-Nonains, Loiret.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Sculpteur

Présentation : Il se déclare 'non figuratif, non fictionnel, non subjectif' et s'attache à retrouver le vocabulaire de la peinture, la surface picturale se définissant sur le mode de l'extension. Techniquement aucun médium ne lui est étranger mais il connaît une période tarlatane et une autre papier de soie. Minimaliste du collage, il pose du papier journal et l'accompagne ou le revêt, de traînées blanches ou noires, ou de morceaux de papier de soie, (1974), Hyperion 1, (1976). Il passe d'un minimalisme* sombre, Mathéca, (1977), à une peinture chlorotique due à l'usage de la tarlatane peinte au recto ou au verso ou les deux à la fois, Hyperion 2, (1977). Une fois la tarlatane tendue sur châssis métallique, il y applique des couches successives, de couleur et arrache ce qu'il faut pour obtenir les formes géométrisantes voulues. C'est la série Babel, (1978,1989), tout en courbes, en spires, Babel II, (1979, MNAM), tout en jeté de traits au graphite. Venant au châssis traditionnel en bois, il le laisse apparaitre après l'avoir camouflé, Babel V, Provenant', (1989, Frac-Centre), dans lequel il colle du papier journal, sous le tournoiement de la brosse, aux sombres dominantes noires, jaunes rouges et vertes, et dans Avanti, (1983), bleus et noirs tandis que dans Babel IV, Eroicus (1989, musée de Tourcoing), il ajoute aux ondulations des buissons de traits noirs rehaussés de vieux rose. Les arrachages le ménent à isoler des formes de couleurs diverses posées à la brosse, en éventail, laissant apparaître l'écru du support, PLI, (1989, Frac Bretagne). Il reprend la même manière pour Station, (1993) mais se limite à des bandes. Dans Babel XIII, (1998), les sinuosités semblent tracer un plan routier. Avec la série Eureka, (1980), ce sont des anneaux, toujours en couleurs sourdes ; dont une construit ses déchirures; sous trois bandes verticales, deux supplémentaires apparaissant à gauche et à droite pour former un anneau noir interrompu ; scandé de quelques traits ; des fragments maçonnés portent des rejointoiements proches des géométries blanches et grises, et plus tard sourdement colorées, dont les méandres ne s'emboîtent pas, et un ballet de traits fragmentations de l'univers en mouvement, Sans titre, (1981, BNP). Dans un autre Eureka, (1981), il ne recourt qu'aux primaires et éclaire sa palette. Revenu à un support classique, il déploie les lignes en bolduc qui ménagent, par leurs croisements, des plages où il laisse libre cours à son don de coloriste et à l'alacrité de sa brosse. Il passe à l'usage exclusif du papier de soie punaisé au mur, ductile, après l'avoir étiré, il lui donne des formes lyriques et colle papiers sur papier, Eureka VI, (2002, MNAM), ou Dos vert, (2004), resserré en trophée, ou Beatus, (2004, MNAM), déployé en formes libres, fractales*. De même, La Barque de Jean-Pierre, (2008). Ja na pa V, (2011), carré posé sur un de ses angles, arrachage d'un support peint mezzo voce pourpre. Il est le peintre de la peinture pure n'existant qu'en soi, proche de Support/Surface* et d'André Pierre Arnal*. Des bas-reliefs muraux, Salle des machines, (2012), proviennent de papiers déchirés, collés et punaisés aux configurationns diverses.

Expositions : 1976, Foire de Bologne; 1977, Piltzer, Paris (P); 1978, Ricke, Cologne (P); 1983, villa Médicis, Rome; 2005, Baudoin Lebon, Paris, (P); 2007, 2011, Jacques Elbaz, Paris, (P) ; 2012, Domaine de Kerguéhenec, Morbihan, (P).

R├ętrospective : 2008, Musée national d'Art moderne, Paris.