Fiche de présentation

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LE PARC, Julio

né le 23 septembre 1928 à Mendoza, Argentine ; 1943-1946, Beaux-Arts, Buenos Aires ; 1966, Grand prix de la Biennale de Venise ; 1958, s'installe à Paris ; 1960, co-fonde le GRAV*; 1966, Grand prix de la Biennale de Venise ; 1968, expulsé de France pour avoir participé aux manifestations de mai ; vit à Cachan.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Sculpteur

Présentation : Les jeux : 
En 1960, il commence ses travaux par des installations ludiques. 19 Punching Bags , (1971), blancs à la figure dessinée noire ou comment se venger du père, de l'ecclésiastique ou du militair ; un stand de foire pour un massacre de notabilités; ou ces mêmes protagonsites sur cible à exécuter par fléchettes (1969) ; un Sol instable (1964) qui déclenche une lumière ; des Sièges à ressort, (1965) ou une simple Lumière puissante, (1966), comme une prémonition. En 1965, il se souvient de la Valise de Duchamp* et propose une installation de ses 11 jeux de l'époque. Des Boules sur ressort, (1963, 1964), peuvent être mise en branle et une Trame à manipuler, (1965) offre une première expérience optique de vibration. Il glisse vers l'art optique proprement dit avec un plan de lames en avant d'un carré rouge, Cloison à lames réflechissantes, (1966), qui suppose un léger effet lors du déplacement du spectateur, sauf si celui-ci gagne l'envers du décor et se voit déformé.
Le peintre :
A la poursuite du mouvement,  il le cherche dans l'espace en 140 gouaches noir et blanc, (1958-1959), rectangles ou cercles progressifs ou dégressifs ;  collés les un aux autres en empiétant sur le voisin  ils forment des courbes , A partir d'un cil de Van Gogh, (1958). Ses Modulations, (1980) ,  veulent capter les faisceaux lumineux que des formes géométriques en jaune- beige, pourraient émettre. Il juxtapose des bandes d'une gamme de 14 couleurs prismatiques, le noir étant banni, qu'il déploie en torsades, en boucles, en claviers, en labyrinthes, en chemin sur plus de 10 de mètres incurvés, La Longue marche, (1971) ; de ces mêmes couleurs il tire des Cible (1971) et le spectateur se trouve cerné par elles sur les parois d'un espace cubique. Alchimie, (1996), panoramique interstellaire fait de pointes d'acryliques qui vont s'évanouissant à parir d'un noyau central, comme une illustration du Big-Bang. Modulations, (2003) , cercle sur fond noir qui parait s'en détacher à cause des ombres colorées qui le bordent, paraissant en émaner.
La lumière domestiquée : 
Elle est requise en 1959. Elle est mise en caisson en 1960, il traite les carrés et les ronds, Boîte-lumière, (1960-1971), cercle de métal plié sur une trame noir et jaune, Trame alternée, (1965). Un mur dee carrés de plexiglass rouge, frémit sous la chaleur de spot, Lumière mobile, (1960). Si l'on se couche le plafond, fait de mêmes matériau, fournit une impression cosmique, (1963). Des projections lumineuses dans un anneau métallique géant ou dans un encadrement, transforment  en permanence l'image envoyée, (1962). Une alternance de cellules de 10 m. de haute chacune faite d'un fond peint eet de parois de miroirs, donne au visiteur qui les parcourt le sentiment étrange de l'inexplicable, (1985).
Avec le moteur : 
De longues bandes de métal s'élèvent et s'abaissent ou se contractent et se dilatent, Contorsions,(1966).  Continuel-lumière-cylindre(1962), ou Cylindres, (1967) s'enfoncent ou avancent. Un ventiateur géant,  agite de longues bandes de papier qui deviennent pieuvre dans un hurlement de tempête, Ruban au vent, (1989).
Tantôt les objets éclairés sont mobiles, tantôt c'est la lumière elle-même qui bouge à partir d'une ou de plusieurs sources, voire mise à disposition du spectateur qui devient acteur. d'une esthétique relationnelle*.
Les labyrinthes. : 
En 1963, il reprend l'idée de Soto* et crée des pénétrables faits de lamelles métalliques réfléchissantes de sorte que le visiteur avance en démultipliant son image. Plus discret, un parcours analogue, en bandes de tulle, (1968,1995), 
Le sculpteur :
La majeure partie de l'oeuvre est sculpture mais à proprement parlé, le mot s'applique à une énorme Sphère Rouge, (2001), rassemblant des carrés de plexiglass et éclairée de l'intérieur.

L'un des maîtres de ll'art optique*


Nombre d'oeuvres sont des multiples allant jusqu'à 3000. même si la sélection des rétrospectives ne montre que des oeuvres à 9 ex.


Expositions : 1966, Howard Wise, New York (P) , Denise René, Paris, (P) et Biennale de Venise ; 2005, Fondation Daros-Latin America, Zurich (P)  ; 2011, Contemporary Art, Los Angeles, et Smithsonian, Washington (G) ; 2013, Denise René, Paris, (P).

R├ętrospective : 1972, Kunsthalle, Düsseldorf ; 1995, Parc régional de la Brenne, Indre; 2013, Palais dee Tokyo, Paris.

Citation(s) : On a dit :-Je ne saurais pas quoi faire d'un Rembrandt à la maison; en revanche une oeure de Le Parc m'aurait comblé. (Pablo Neruda).